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Système immunitaire: quand notre corps se défend

Système immunitaire: quand notre corps se défend

Notre peau joue un rôle de barrière pour empêcher les microbes d’entrer dans notre corps. Medicimage / Reporters

Lorsqu’il est agressé, notre corps se défend grâce au système immunitaire.

Notre corps est complexe et extraordinaire. Il a son propre système de défense: le système immunitaire. Celui-ci attaque et mémorise les intrus qui arrivent à s’y introduire pour y causer des infections.

Pour y arriver, il doit compter sur son armée de globules blancs.

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Branle-bas de combat

Les globules blancs se trouvent un peu partout dans l’organisme: dans le sang et dans la lymphe (liquide qui récupère les déchets du sang et élimine les microbes en passant dans les ganglions). Lorsque notre corps se bat contre une infection, nos ganglions gonflent à cause des globules blancs qui s’y accumulent. Les ganglions filtrent la lymphe afin d’éliminer les microbes.

Il existe différentes sortes de globules blancs qui ont chacun une mission spécifique pour mener la guerre contre les microbes: certains les digèrent en partie, d’autres détruisent les cellules infectées par les microbes et d’autres encore fabriquent des anticorps qui les détruiront. Lorsqu’une menace se présente, et qu’elle est identifiée, les globules blancs se multiplient pour constituer leur armée.

Si notre système immunitaire n’arrive pas à éliminer les microbes, on tombe malade.

Les médicaments sont inefficaces contre les virus. Ils peuvent uniquement diminuer les symptômes (les signes) de la maladie, comme la fièvre ou les douleurs. L’organisme doit se débrouiller seul. Et cela peut prendre du temps. Pendant que notre corps lutte contre les microbes, il n’y a pas grand-chose à faire, à part se reposer! Le système immunitaire est constamment sur ses gardes, le jour comme la nuit.

Une bonne mémoire

La première fois qu’un microbe envahit notre corps, notre système immunitaire n’est pas forcément prêt à le combattre. Il faut qu’il s’organise pour mener l’attaque et produire assez d’anticorps pour en sortir vainqueur. La seconde fois, notre corps reconnaît l’intrus beaucoup plus rapidement et il est déjà capable de se défendre. Les armes sont prêtes. C’est pour cela qu’on ne développe certaines maladies qu’une seule fois. C’est le cas de la varicelle, des oreillons, de la rougeole, de la rubéole, etc. Dans le cas de la grippe, c’est différent. Car le virus mute chaque année, il change d’apparence. Et donc, le corps a besoin de produire de nouveaux anticorps pour le combattre. C’est pour cela qu’on peut attraper la grippe chaque année.

Ça chauffe!

La fièvre correspond à une augmentation de la température du corps. En temps normal, en moyenne, celle-ci se situe autour des 37 °C. Mais elle peut varier en fonction du moment de la journée, de la manière dont on la mesure, de notre organisme, etc.

On parle généralement de fièvre quand la température corporelle atteint ou dépasse les 38 °C. Elle peut être due à un coup de chaleur, ou être le symptôme que le corps réagit face à une agression. La fièvre est une arme contre les maladies. En effet, les microbes ne peuvent pas se développer en cas de température trop élevée. La fièvre permet donc de combattre les microbes. Mais, si elle monte trop, cela peut être grave pour le malade. Celui-ci peut souffrir de déshydratation (manque d’eau dans le corps) ou subir des malaises et des convulsions (contractions brusques et involontaires des muscles).

Quand on a de la fièvre, il faut rester sous surveillance. C’est surtout le cas pour les enfants et les personnes âgées, qui sont plus à risque: les premiers pour les convulsions, les secondes pour la déshydratation.

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