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Le duo «Nez du monde» coincé au Soudan par la crise du coronavirus

Quentin Wuyts et Amandine Coucke gardent le moral même s’ils souhaitent quitter le Soudan au plus vite.Doc

Le Soudan ayant fermé ses frontières, les clowns Amandine et Quentin cherchent une solution pour rentrer en Belgique.

La crise du coronavirus joue un mauvais tour aux Belges actuellement à l’étranger et qui sont empêchés de rentrer au pays. C’est notamment le cas des clowns Amandine Coucke (28 ans) et Quentin Wuyts (29), respectivement originaires de Trooz et de Bas-Oha en province de Liège. Ces deux-là ont créé le projet «Nez du monde» avec l’idée de parcourir le monde en stop, avec leur nez rouge, pour amuser les enfants.

Bloqués à l’aéroport juste avant de prendre leur vol

Entamée le 1er avril 2019, cette aventure extraordinaire vient de connaître un coup d’arrêt avec la crise du coronavirus. «Au Soudan depuis le 22 février, nous voulions gagner l’Égypte pour prendre un bateau vers la Turquie et remonter ensuite l’Europe, toujours en stop, vers la Belgique, explique Quentin. On comptait être rentrés chez nous pour l’été, mais nous avons été recalés samedi dernier à la frontière égyptienne. Nous avons voulu aller à la police, mais leur seule réponse a été “bukra”, ce qui veut dire demain, car ils étaient fermés le samedi. Masques sur leur bouche, ils n’ont pas voulu nous parler davantage. Nous avons repris la route au plus vite vers Khartoum. Arrivés dimanche soir, nous nous sommes dirigés le lendemain au consulat où nous avons eu accès à Internet pour essayer au plus vite de prendre un vol. C’était la course, les prix devenaient fous, les vols disparaissaient. Grâce à la maman d’Amandine qui a réservé, nous avons eu un vol avec Turkish Airlines à 23h55 ce lundi 16 mars, date de fin de notre visa. Nous avons attendu la journée à l’aéroport et, un peu avant l’heure d’embarquement, les Soudanais ont fermé l’accès. On a été renvoyés par les gardes vers le bureau de la compagnie aérienne, mais il était fermé. Nous avons ensuite été accueillis chez les parents d’un ami. Nous essayons depuis d’avoir tout contact et information possible.»

Rentrer avant que la crise du coronavirus dégénère

Très inquiets, les parents d’Amandine et de Quentin essaient d’entrer en contact avec le SPF Affaires étrangères pour essayer de débloquer la situation. De son côté, le couple poursuit ses démarches au Soudan. «On va aller à la police de l’immigration aujourd’hui. Avec la crise mondiale du coronavirus, on sent les autorités méfiantes envers les étrangers. Heureusement, la population locale reste chaleureuse, témoigne Amandine. Pour le moment, on se sent en sécurité au niveau sanitaire. Mais, il est impossible de savoir clairement si le virus est présent ou non dans le pays. Il y a eu un cas, mais aucune information ne circule par rapport au contrôle et à la quarantaine. Avec les habitudes des Soudanais, cela pourrait très vite dégénérer. Nous souhaitons rentrer en Belgique.»