CORONAVIRUS

Nouveau lundi noir pour les Bourses européennes dès l’ouverture

Nouveau lundi noir pour les Bourses européennes dès l’ouverture

Hellen - stock.adobe.com

Ce lundi, les principales plateformes boursières d’Europe ont plongé de plusieurs points dès l’ouverture des marchés.

Bruxelles: -9.5%

La nouvelle baisse des taux de la Fed n’a pas calmé les inquiétudes des marchés qui entamaient la semaine sur des chutes supérieures à 7 pc comme ce fut déjà le cas lundi dernier.

Vers onze heures, l’indice BEL 20 plongeait de plus de 200 points soit 8 pc à 2.512 points après avoir déjà perdu 34,91 pc depuis le 17 février. Peu avant midi, il perdait 9,5 pc à 2.471 points.

Seul élément en hausse, Colruyt (42,06) grappillait 0,3 pc tandis que Ahold Delhaize (19,12) gagnait par ailleurs 1,9 pc, Picanol (53,40) se démarquant de même par hausse de 7,9 pc alors que Tessenderlo (20,50) chutait de 7 pc.

Paris: -5.62%

La Bourse de Paris plongeait à nouveau à l’ouverture lundi (-5,62%), la panique continuant de s’emparer des marchés financiers après plusieurs actions des banques centrales, dont la Fed, face à la propagation du coronavirus.

A 09H00 (08H00 GMT), l’indice CAC 40 chutait de 231,54 points à 3.886,82 points. Vendredi, il avait fini une semaine cataclysmique, où il a perdu 20,03%, par un maigre rebond technique (+1,83%).

Londres: -5.78%

La Bourse de Londres plongeait à l’ouverture lundi (-5,78%) à cause de la pandémie de coronavirus qui paralyse de plus en plus l’économie mondiale tandis que la Réserve fédérale, qui a abaissé à nouveau ses taux, n’a pas rassuré les marchés.

L’indice FTSE-100 des principales valeurs dégringolait de 5,78% 5.056,03 points à 08H21 GMT. «La Fed panique, les marchés dégringolent à nouveau», remarque Neil Wilson, analyste de Markets.Com.

Francfort: -5.4%

Le Dax à la Bourse de Francfort, déstabilisé par l’épidémie du coronavirus, reculait de 5% dans les premiers échanges lundi, plongeant sous les 9.000 points pour la première fois depuis 2016.

Vers 08H14 GMT, l’indice vedette reculait de 465,13 points (-5,04%), à 8.766,95 points, portant à près de 34% les pertes depuis le début de l’année. Le MDax des valeurs moyennes était en baisse de 4,37% à 19.371,34 points.

Madrid: -8.37%

La Bourse de Madrid chutait lundi de plus de 8% en début de séance dans le sillage des autres bourses européennes paniquées par la pandémie de nouveau coronavirus.

L’indice vedette Ibex-35 atteignait les 6075 points peu avant 8h30 GMT (- 8,37%), perdant environ 30% depuis le 1er janvier.

Milan: -6%

La Bourse de Milan plongeait de plus de 6% lundi matin, effaçant ses gains de vendredi, rattrapée comme les autres places boursières par les inquiétudes générées par la vigueur du coronavirus.

Vers 09H45 (07H45 GMT), l’indice perdait 6,20% à 14.951,09 points. Vendredi il avait gagné 7,12%.

 

Asie-Pacifique: les Bourses tanguent malgré les banques centrales

Chute record en Australie, nouveaux reculs au Japon et en Chine, où la conjoncture se révèle encore pire que prévu: les Bourses ont piqué du nez lundi en Asie-Pacifique, malgré les efforts des banques centrales pour amoindrir l’impact économique du nouveau coronavirus.

L’explosion du nombre de cas de contamination dans le monde, particulièrement en Europe, tétanise les places financières, qui s’inquiètent du coup de frein économique en cours dans plusieurs pays.

Alors même que l’épidémie semble ralentir dans son berceau asiatique -- Chine, mais aussi Corée du Sud et Japon-- sa propagation sur les autres continents fait craindre une récession mondiale.

Après les records de baisse inscrits la semaine dernière par plusieurs places européennes, la Bourse australienne a ouvert la semaine par une chute inédite de 9,7%, l’indice ASX 200 terminant à 5.002,00 points.

«Les dernières annonces des Banques centrales n’ont pas permis de redonner confiance aux investisseurs», a commenté à Sydney la maison de courtage CommSec.

La Banque centrale américaine a brutalement abaissé ses taux à zéro dimanche dans l’espoir de rassurer les marchés. Au même moment, la Fed participait à une action concertée pour s’assurer que le monde ne manquait pas de dollars lundi.

La Fed, la Banque centrale européenne et les Banques centrales du Japon, Royaume-Uni, Canada et de Suisse, ont assoupli les conditions auxquelles elles s’échangent des devises entre elles, afin de pouvoir garantir un approvisionnement suffisant des marchés en dollars.

La Banque centrale américaine a par ailleurs annoncé l’achat de 500 milliards de dollars de bons du Trésor et de 200 milliards de dollars de titres hypothécaires, pour «soutenir le bon fonctionnement» de ces marchés.

Mais ces annonces n’ont pas suffi à rassurer.

La Bourse de Tokyo a clôturé en forte baisse de 2,46% à 17.002,04 points, malgré d’autres mesures dévoilées en urgence par la Banque du Japon.

La banque a nettement augmenté ses objectifs annuels pour certains de ses rachats d’actifs. Son objectif annuel de rachats de fonds négociés en Bourse a été ainsi doublé à 12.000 milliards de yens (101 milliards d’euros).

En Chine, la Bourse de Shanghai a terminé en baisse de 3,4% à 2.789,25 points et celle de Shenzhen en repli de 4,83% à 1.712,02 points.

A environ une heure de la clôture, Hong Kong cédait plus de 4%.

Les statistiques du jour se sont révélées nettement pires que prévu pour la deuxième économie mondiale, paralysée par la lutte contre l’épidémie.

Au cours des deux premiers mois de l’année, la production industrielle chinoise s’est contractée pour la première fois en près de 30 ans (-13,5%), tandis que les ventes de détail se sont effondrées (-20,5%).

Les analystes interrogés par l’agence financière Bloomberg s’attendaient à des baisses respectives de 3% et 4% seulement.

La Banque centrale chinoise a pourtant abaissé lundi le taux de réserve obligatoire des banques, injectant 550 milliards de yuans (70,6 milliards d’euros) pour soutenir l’économie.

Mais cela ne suffit pas à soutenir la cote car «le coronavirus continue à se répandre à travers la planète et la demande de biens de consommation recule», a observé le courtier Guangzhou Wanlong Securities.

Wall Street pourrait ouvrir en forte baisse lundi, si l’on en croit les indications des titres à termes, qui préfigurent souvent l’humeur au début de la séance officielle.

Sur le marché des changes, l’euro remontait par rapport au dollar à 1,1139 dollar contre 1,1088 vendredi à 19H00 GMT.

Les prix du pétrole continuaient à chuter: le baril américain de West Texas Intermediate (WTI) s’échangeait à 30,62 dollars le baril vers 7H00 GMT, en baisse de 3,40% par rapport à la fermeture de vendredi.

Le baril de Brent de la mer du Nord cédait lui 5,11% à 32,12 dollars le baril.

 



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