TRAIL

Kempinaire, tout bon sur les bords du Samson

Kempinaire, tout bon sur les bords du Samson

Pour cette 5e édition, les athlètes ne se sont pas bousculés au portillon. ÉdA – 50557215434

D’une année à l’autre, les données changent au trail du Samson, aussi bien au niveau du terrain que du nombre de participants.

Ce trail du Samson en est à sa cinquième édition. Mais c’est une nouvelle édition inédite, car l’organisateur, histoire d’y ajouter un peu plus de piment, a tout chamboulé. Non au niveau des distances, mais bien du tracé.

«Oui, nous avons à peu près tout modifié, en vue de corser un peu plus les difficultés, explique Aymeric Oosterlinck. Nous avons découvert des endroits, où nous ne sommes jamais passés. Les participantes et participants ont dû emprunter des côtes sans doute moins nombreuses, mais plus longues. Celles et ceux des vingt-cinq bornes ont dû s’attendre à quelques belles surprises. À certains endroits, le terrain est gras et parfois encombré, comme à l’entrée du parc du Château, où un arbre est tombé. Il a fallu le contourner».

À ses côtés, ses deux compères Michaël Despontin et Boris Germiat, qui ont aussi pris part à ce travail de longue haleine. Sans oublier les nombreux bénévoles, qui gravitent autour de cette manifestation.

Malheureusement, cette année, les athlètes ne se sont pas bousculés au portillon. À cause du temps ou des grands feux dans la région? Allez savoir! Ceux qui ont participé ont d’autant plus de mérites.

Première victoire pour Fred Tilkens

La petite distance était celle réservée aux pétrolettes: faut être devant dès le départ, sans se tromper. Ainsi, Baptiste Moreau a un goût de… trop peu. «J’étais devant, quand j’ai loupé une bifurcation. Le temps de m’en rendre compte, les poursuivants étaient repassés largement devant moi. Bon, ça fait partie des aléas de cette discipline. Je termine troisième, ce n’est pas si mal. Puis qu’importe le flacon, tant qu’on a l’ivresse».

Quant au premier, il n’a pas demandé son reste. «C’est ma toute première course et ma première victoire, explique Fred Tilkens. J’habite à Gesves et je suis quelqu’un de très sportif. Je fais de nombreuses sorties à vélo. Je ne suis pas monté dans les tours dès le départ. J’ai pris mon temps, avant d’en remettre une couche. Tans pis pour ceux qui se sont trompés. Je ne vais tout de même pas bouder mon plaisir!».

Jonathan Kempinaire, la force tranquille

Malgré sa victoire sur la grande distance, Jonathan Kempinaire, n’est pas du genre à rouler des épaules ou à avoir le gros cou. C’est la force tranquille. «En nocturne, c’est spécial, avoue l’athlète. Il faut être très attentif. Regarder où l’on pose les panards, sans oublier de regarder dans quel sens vous envoient les flèches. C’est un beau parcours avec un peu… de tout! Vu mon gabarit, la folle descente n’est pas ma tasse de thé. Je préfère les grimpettes, c’est souvent là où je fais la différence. J’en suis à ma troisième victoire après Harsin et Marloie. Un beau tableau de chasse».