BRUXELLES

Action des travailleuses du secteur socioculturel pour la grève des femmes

Action des travailleuses du secteur socioculturel pour la grève des femmes

«La parole des femmes est en général moins écoutée. Il ne s’agit pas que de harcèlement sexuel» selon Marina Kunzi, secrétaire permanente CNE. BELGA

Au lendemain de la journée des droits des femmes, une centaine de travailleuses du secteur socioculturel se sont mobilisées lundi à partir de 13h00, sur la place Surlet de Chokier à Bruxelles, pour marquer la seconde journée de la 2e édition de la grève des femmes.

Les manifestantes avaient réalisé différentes pancartes portant des messages comme «On en a marre d’être des rustines», pour dénoncer le fait de devoir pallier aux services publics dans des conditions toujours plus dégradées.

Le secteur socioculturel compte des associations d’éducation permanente, des services d’insertion socio-professionnelle, des centres culturels, des mouvements de jeunesse ou encore des ONG. Il est particulièrement féminisé, avec plus de 70% de femmes. «L’absence de barèmes dans toute une partie du secteur font que les travailleurs sont payés à la tête du client et on sait que ce sont les femmes qui en pâtissent le plus», explique Marina Kunzi, secrétaire permanente CNE.

«Une bonne partie des femmes sont aussi harcelées au travail. La déléguée de la mission locale d’Etterbeek s’est suicidée il y a un an et demi, notamment pour des problèmes de harcèlement avec sa direction. La parole des femmes est en général moins écoutée. Il ne s’agit pas que de harcèlement sexuel».