POLITIQUE

Le CD&V maintient sa position d’une majorité avec la N-VA

Le CD&V maintient sa position d’une majorité avec la N-VA

Joachim Coens et le CD&V maintiennent leur position. BELGA

Le sommet du CD&V maintient qu’il vaut mieux un gouvernement disposant d’une majorité en Flandre et pense que les militants partagent ce point de vue.

Les chrétiens-démocrates renvoient la balle au PS et à Ecolo, qualifiés de «partis veto». C’est ce qu’il ressort des déclarations des figures de proue du parti lundi matin, avant la réunion du Bureau politique.

Le Bureau se penche lundi sur une enquête en ligne lancée ce week-end par le CD&V auprès de sa base. Parmi les questions posées, figure celle de la ligne privilégiée depuis des mois par le parti dans les négociations fédérales, à savoir qu’il faut un «gouvernement stable» et donc une coalition disposant d’une majorité du côté flamand, soit avec la N-VA.

63% en faveur d’une majorité avec la N-VA

Près de deux tiers des militants du CD&V, sondés par le parti, estiment qu’un gouvernement fédéral doit s’appuyer sur une majorité en Flandre.

Une majorité dans le groupe linguistique flamand de la Chambre implique la présence de la N-VA, dont ni le PS, ni Ecolo ne veulent.

«La N-VA doit avoir la chance de participer pleinement à la formation d’un gouvernement fédéral», a ajouté M. Coens.

Les personnalités CD&V ont rappelé ce credo en arrivant au siège du parti.

«Garder notre crédibilité»

«Les seniors constituent 60% de notre parti. De ce que j’ai entendu, ils estiment aussi qu’un gouvernement stable est nécessaire», a souligné Eric Van Rompuy, président des aînés du CD&V.

L’ex-ministre Joke Schauvliege dit ne pas avoir d’indication que les membres souhaiteraient soudainement changer de ligne de conduite.

«C’est très important que nous gardions notre crédibilité», a-t-elle ajouté.

Le CD&V refuse d’être pointé du doigt parce qu’il serait le responsable du blocage actuel. Le député européen et ex-vice-Premier ministre, Kris Peeters, a visé le PS et Ecolo qui ont refusé d’entamer des négociations formelles avec la N-VA, voire refusent même toute discussion dans le cas des Verts.

S’il pleut en Belgique, c’est la faute du CD&V

«Il faut en parler. Je pense que l’on ferait bien d’inviter tous les partis démocratiques pour trouver une solution et que les partis veto réfléchissent bien», a-t-il souligné.

«S’il pleut en Belgique, c’est la faute du CD&V», a ironisé M. Van Rompuy. «Mettez donc le valet noir au PS, à la N-VA, chez Ecolo-Groen. Le PS veut-il maintenir la Belgique? Dans ce cas, il devra parler avec la N-VA. Il faut un gouvernement sérieux et pour cela il ne faut pas donner des interviews dans lesquelles on dit que l’on veut bien devenir Premier ministre pour démanteler le pays (une allusion à Bart De Wever, ndlr)».

Et si cela ne dépendait que de Hendrik Bogaert, le CD&V redeviendrait «la voix de la Flandre». Le meilleur moyen pour y arriver, c’est que la Flandre et la Wallonie deviennent «des Etats membres de la Belgique», selon lui.