La Confrérie des «Toûrsiveux dè Gros Tiyoû », ou les farceurs roublards du gros Tilleul, a vu le jour au mois d’août 1979, à l’initiative de Jean Laffut, Jules Paul et Pierre Van Oppré.

«Au départ, il s’agissait seulement d’organiser une manifestation ponctuelle pour le foyer des jeunes». Mais la sauce a rapidement pris, et l’envie de perpétuer cette manifestation s’est imposée. Il fallait alors trouver un nom à cette bande de joyeux drilles. Près du foyer des jeunes se trouve un vaste château-ferme, dont les deux grandes tours sont classées et cachées derrière de vieux remparts. La cour compte quatre gros tilleuls séculaires. S’inspirant de ce décor, des tours et des tilleuls, de la langue wallonne propre à nos contrées, l’idée fait son chemin: « Tiyoû » pour tilleul, et « Toûrsiveux » pour sa première syllabe (le mot désigne une personne qui parvient à ses fins par des moyens détournés). Le nom est choisi: les «Toûrsiveux dè Gros Tiyoû»

Reste alors à trouver le produit de bouche indissociable des confréries. «Lors d’une soirée épique, les membres de la première heure ont chacun concocté un breuvage qui comprenait obligatoirement de la tisane de tilleul; l’élixir remporte l’adhésion générale.»Pour assurer la pérennité de l’œuvre, l’association de fait se mue en ASBL en 1987 et fait l’acquisition d’un local avenue de Criel à Havelange, un ancien atelier de charron. En 1999, par la réalisation de la Fontaine du Toûrsiveux, les représentants politiques reconnaissent officiellement l’intérêt de la Confrérie, et l’intègrent dans le patrimoine culturel communal. La Confrérie a fêté ce quart de siècle, de manière «Toûrsive », lors du 26e Chapître. «Ce fut aussi l’occasion d’un changement dans la tenue du Toûrsiveux dè Gros Tiyoû, par soucis de marquer l’événement pour les uns, par coquetterie pour d’autres». Prochain chapitre: le 5 juillet