Habile au marteau

ÉdA – 50542157353

Contrairement à l’idée que l’on se fait de lui, le forgeron a moins besoin de gros bras que d’adresse et de sensibilité pour entrer dans l’intimité de cette matière à qui Didier Henry ne peut pas mentir. Un grand coup mal placé, et c’est le travail de plusieurs heures qui peut être défiguré.

Voici 15 ans que Didier Henry exerce son talent grâce à la chaleur des flammes. Soudeur de formation complétée par celle de forgeron, Didier est resté fidèle au métal. Lors de récentes portes ouvertes, il a fait partager sa passion à de nombreuses personnes visiblement très intéressées. Il est en effet rare de nos jours de voir une telle profession à l’œuvre. «On pense souvent qu’il faut de la force pour forger, mais le plus important, c’est la précision, à coups de marteau!» Il ajoute aussi qu’il faut de la rigueur, un certain talent en dessin, de l’obstination… et ne pas avoir peur de se salir les mains. Formé à la ferronnerie d’art de bâtiment, Didier Henry utilise autant que possible les techniques de forge pour fabriquer ses créations. Modeler le fer à chaud, c’est pour lui la meilleure manière d’atteindre cette matière dans son intimité. Il utilise pour cela des techniques utilisées depuis des siècles, en invente des nouvelles, et forge même ses propres outils destinés à lui faciliter le travail. Son travail se décline en deux grands axes: la ferronnerie de bâtiment et la création plus artistique comme des sculptures, des objets d’art utilitaires, des accessoires pour le cirque ou le théâtre, ou encore des outils simples pour l’agriculture paysanne. Didier est aussi actif dans la restauration de patrimoine, on fait appel à lui dans le cadre de la restauration de grilles, de portails ou de balcons parfois vieux de plus de cent ans.

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