Une bien belle histoire que celle de Fleur Camerman… Cette vétérinaire pour les chevaux s’est en effet reconvertie dans la production de bières en 2015.

«Au début des années 2000, j’ai suivi mon mari à Madagascar, qui travaillait dans la bière. Après 4 ans, nous sommes rentrés et, suite à des problèmes de santé, j’ai abandonné mon métier de vétérinaire. J’ai alors décidé de lancer ma propre microbrasserie, à domicile, en gérant tout toute seule de A à Z.» Son nom: Tête-Chargée. «À Haïti, il s’agit d’une expression bien connue: cela signifie que dans nos vies trépidantes, nous avons souvent la «tête chargée». Il est alors bon de décapsuler, de libérer les bulles et de partager une bière.»

Locale, bio, produite à domicile, la bière est accessible dans certains magasins bio, restaurants et épiceries… «Je voulais absolument éviter la grande distribution.» La bière répond également à la charte de la Belgian of Wallonia qui protège les brasseurs qui brassent eux-mêmes, dans un but de transparence. Il existe également des «bières d’étiquette», brassées ailleurs et par d’autres.

Les bières Tête-Chargée, pur malt et de haute fermentation, sont au nombre de 3. Une blonde, la Wark (6,8% d’alcool) proposée avec ou sans gluten, et une ambrée, la Wark’s Mum plus forte (11% d’alcool, à la fleur d’hibiscus). «L’idée est qu’il y ait une filiation entre les deux lorsqu’on les goûte, que l’on ressente le lien qui existe entre elles.» Assez rondes en bouche, avec une amertume légère pour laisser la place aux saveurs, ces bières plaisent tout particulièrement aux femmes. «On les déguste par exemple à l’apéro avec des noix de cajou ou un fromage piquant». La brasseuse brasse aujourd’hui 50 hectolitres (15 000 bouteilles) et espère atteindre cette année le double afin de rentrer dans son seuil de rentabilité.www.tetechargee.be