À l’école, parle-t-on de la qualité de l’air?

Mesurer la qualité de l’air, c’est une activité réalisée à l’école du Centre à Court-Saint-Étienne (Brabant wallon).

Certains organismes vivants sont particulièrement sensibles à la présence de substances polluantes dans leur milieu de vie. On appelle ces organismes vivants: des bio-indicateurs.

C’est le cas d’un microscopique champignon, appelé levure rose, qui vit sur la face intérieure de feuilles d’arbre comme le frêne et l’érable.

En cas de pollution, le nombre de levures roses présentes sur la feuille chute (diminue).

Pour mesurer la qualité de l’air dans un rayon de 500 m autour de leur école, les élèves sont partis à la recherche de frênes et d’érables.

Ils ont ensuite mis les feuilles récoltées en culture. Ce travail ressemble à celui que l’on ferait dans un laboratoire. Et qu’ont-ils découvert ?

«La qualité de l’air varie suivant les endroits, expliquent-ils. Parfois, elle est médiocre, parfois, elle est bonne. Mais nous ne sommes pas surpris. Comme on l’a mesuré, on est maintenant plus sensibles à cette question.»

La prise de conscience a commencé à se faire.

Mais que savent-ils de l’air ? Leur enseignante a décidé de leur proposer différents ateliers. Tous les élèves réaliseront les différentes activités.

D’un côté de la classe, Nikita, Nusret et Tom ont allumé des bougies. Ils doivent à présent les couvrir chacune avec un bocal. Les garçons pensent que les bougies vont rester allumées plus longtemps si elles ont davantage d’air. La grandeur des bocaux est donc importante.

L’activité est vite réalisée et les garçons ont bien pris note de la démarche.

De leur côté, Nargis et Rose doivent remplir un bocal avec différentes matières: gravier, sable et riz. Vont-elles réussir à mettre tout dans le bocal? L’expérience doit être répétée plusieurs fois car elles ont l’impression qu’il y a vraiment trop de riz! Mais le défi finit par être réussi et elles peuvent souffler: il n’y a plus d’espace pour l’air dans le bocal!

Dans un troisième atelier, la chaleur monte. Les élèves ont pris une petite bouteille plastique sur laquelle ils ont fixé un ballon de baudruche. Une fille chauffe le bas de la bouteille avec un sèche-cheveux et observe le ballon se gonfler.

L’air est une matière invisible mais les élèves constatent par cette expérience, que l’air chaud occupe plus de place que l’air froid ou encore que l’air se dilate quand on le chauffe.

Mais ne peut-on tout simplement pas dire que l’air chaud monte? Si vous voulez connaître la réponse, tentez l’expérience en mettant le système tête-bêche (le ballon de baudruche en bas et on chauffe en haut avec le sèche-cheveux).

Il existe beaucoup d’activités possibles à réaliser pour découvrir la qualité de l’air et ses propriétés aussi.

L’ASBL Hypothèse est très active à ce sujet:

www.hypothese.be/index.php/2019/09/20/qualite-de-lair-issep

L’association Greenpeace a aussi édité un dossier pédagogique sur la pollution de l’air :

www.greenpeace.org/belgium/fr/rapports/998/mon-air-mon-ecole

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