ANDENNE

Andenne, première Commune à soutenir «Notre Avenir»

Andenne, première Commune à soutenir «Notre Avenir»

Andenne prend 100 parts à 50€: la participation minimale demandée aux investisseurs publics. ÉdA – 301817698246

Andenne est la première Commune à souscrire à la coopérative qui défend les intérêts du journal, de ses lecteurs et de ses travailleurs.

Lundi soir, le conseil communal d’Andenne votera la souscription de 100 parts auprès de la coopérative Notre Avenir. Celle-ci a été fondée par le personnel de L’Avenir afin de défendre les intérêts du journal, de ses travailleurs et de ses lecteurs au sein du futur conseil d’administration.

La coopérative est ouverte aux particuliers, aux entreprises et aux investisseurs publics. Parmi ceux-ci, le Bureau économique de la Province de Namur est le premier à s’être manifesté, ce 18 février. Et au niveau communal, c’est donc Andenne qui ouvrira le bal, ce lundi.

«Un adversaire commun»

Comme L’Avenir, la Ville d’Andenne a eu une relation mouvementée avec l’ancien management de Publifin/Nethys, intercommunale dont elle est actionnaire (à 1,18%) et qu’elle a plusieurs fois attaquée en justice.

«Nous avons été les premiers, bien avant la Commune d’Olne, à dénoncer les pratiques inacceptables des dirigeants de Nethys, dont nous réclamions l’éviction depuis des années, commente le bourgmestre d’Andenne, Claude Eerdekens. Nous avons été heurtés par leur comportement à l’égard de L’Avenir, qui participait d’une atteinte à la liberté de la presse. Avec L’Avenir, nous avons donc eu les mêmes adversaires, pour un même combat fondamental. Cette participation à la coopérative, c’est un clin d’œil qu’adresse Andenne au journal.»

Retrouver un financement partiellement public au travers de la coopérative, ce n’est pas renouer avec le schéma Publifin/Nethys, confirme Claude Eerdekens: «Investir dans la coopérative, c’est tout à fait différent. Le but n’est pas ici d’exercer une activité de presse, mais bien de soutenir celle-ci. Un soutien public qui est d’ailleurs tout à fait naturel: regardez les aides à la presse qu’octroie la Fédération Wallonie-Bruxelles aux différents journaux. Notre intention n’est donc pas d’exercer le moindre pouvoir, il s’agit d’une aide purement amicale et d’un geste symbolique pour l’indépendance et la diversité de la presse, qui sont capitales pour la démocratie.»


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