Les pompiers volontaires en colère

Image d’illustration. Pavel – stock.adobe.com

Les pompiers volontaires ne se sentent plus respectés. Mis de plus en plus sur le côté, ils craignent pour l’avenir du pompier volontaire.

L’inquiétude est grande du côté des pompiers volontaires de la zone de secours Hainaut-Est. Les hommes du feu (qui ne sont pas professionnels, mais possèdent les mêmes aptitudes que ces derniers) se trouvent dans le flou le plus total depuis quelque mois.

En cause, plusieurs décisions venant des supérieurs et qui posent question sur la considération et le respect du pompier volontaire. «On a l’impression d’être pris pour des c***. On nous montre de moins en moins de respect et la situation se dégrade de jour en jour», explique l’un des pompiers volontaires de la zone. Le constat est similaire dans les autres casernes de la zone.

De moins en moins de missions

Les pompiers volontaires ne se sentent plus considérés à juste titre par Fabrice Piérard, leur commandant de zone. De nombreuses décisions démontrent, selon eux, une réelle volonté de se débarrasser des volontaires de la zone. «On nous attribue de moins en moins de missions, car il préfère mettre des professionnels à notre place.» Un problème au niveau des paiements des prestations des pompiers existe également.

Enfin, la volonté de faire passer les volontaires en professionnels interroge. «C’est bien de procéder de cette manière-là. Mais alors, il faut s’assurer de faire un appel pour engager des pompiers volontaires pour ne pas se retrouver avec un manque flagrant de personnes dans les équipes.»

Aujourd’hui, les pompiers volontaires éprouvent un profond mal-être. «On souhaite que les choses bougent dans le bon sens. Mais à l’heure actuelle, tout est fait pour nous décourager et nous pousser à abandonner.»

Une réunion et puis c’est tout

Il y a quelque mois, une réunion s’est tenue entre une délégation des pompiers volontaires et les membres du collège de la zone ainsi que le président du Conseil, Loïc D’Haeyer, Bourgmestre de Fleurus.

À la sortie de cette réunion où les pompiers volontaires ont eu l’occasion d’exprimer leur ressenti face à la situation, l’optimisme était de rigueur. Aujourd’hui, tout a changé. «On a eu l’impression d’avoir été écouté. Certains membres du collège étaient même abasourdis d’entendre les conditions de travail. Mais depuis lors, rien n’a bougé et cela fait plusieurs mois sans nouvelles maintenant.» Le Collège avait pourtant promis aux pompiers volontaires de se revoir rapidement.

Contacté, Loïc D’Haeyer, président du conseil de la zone de secours, précise qu’une prochaine rencontre aura lieu. «Il est important que les pompiers verbalisent les problèmes subis pour pouvoir y remédier.»

Les volontaires n’excluent pas des actions à l’avenir si la situation ne s’améliore pas. Mais tous souhaitent une seule chose. Garder l’amour, la flamme qui brûlent en eux et qui les poussent, chaque jour, à risquer leurs vies pour les citoyens.