Sus aux peintures toxiques

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Les pots de peinture, au rayon du même nom, ce n’est pas ça qui manque. Une bonne astuce, pour opérer un premier tri d’envergure : chercher après les formules les moins toxiques et, par conséquent, les plus écologiques.

On l’appelle la peinture « naturelle ». Sa spécificité : l’ensemble de ses matières premières proviennent de ressources elles-mêmes naturelles et, autant que faire se peut, renouvelables.  Concrètement, ses liants peuvent contenir des huiles végétales, de la cire d’abeille, des  résines naturelles auxquelles on ajoute des pigments végétaux ou de nature minérale. Inutile de préciser qu’aucun additif chimique ne se faufile dans l’aventure.

Est-ce à dire que ce genre de peinture n’émet pas de polluants ? Non. Toutes les peintures, même les plus naturelles, libèrent des émanations nocives que l’on nomme COV (composés organiques volatils). Ceci dit, les peintures naturelles en dégagent beaucoup moins que des peintures plus classiques comme la peinture à l’huile. Alors que les normes légales autorisent jusqu’à 30 grammes de COV par litre de peinture, la peinture naturelle oscille entre 1 et 5 grammes.

Sur le plan qualitatif, une peinture naturelle n’a rien à envier à ses homologues. Facilement applicable, elle offre également un très bon rendement. Et elle tiendra longtemps, car elle s’imprègne en profondeur dans le mur. Revers de la médaille : elle met bien plus longtemps à sécher. Comptez de six à douze heures entre deux couches. Son prix, quant à lui, est assez similaire aux autres types de peinture.

Pour repérer plus facilement les peintures naturelles, plusieurs labels coexistent. On retiendra, pêle-mêle, les labels Ange Bleu, Natureplus, NF Environnement et Ecolabel européen. À noter que toutes les peintures naturelles ne sont pas forcément bénéficiaire d’un label, car ce dernier a un coût qui peut décourager les petits producteurs. Toujours lire l’étiquette, donc !

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