FRANCE

Le cabaret parisien «Michou» restera ouvert après le décès de son fondateur

Le cabaret parisien «Michou» restera ouvert après le décès de son fondateur

Michou était reconnaissable à son look très bleuté. ÉdA

«Michou», le cabaret transformiste du célèbre quartier parisien de Montmartre, ne fermera pas malgré la disparition fin janvier de son fondateur, a annoncé jeudi sa nièce.

«On a décidé de continuer la route. Le cabaret va rester ouvert puisque j’ai la chance de pouvoir le faire. On va le faire parce que c’est une fierté», a affirmé sur la radio RTL Catherine Catty, la nièce de «Michou», décédé le 26 janvier à l’âge de 88 ans.

Dans ses mémoires parus en 2017, «Michou» expliquait pourtant qu’il souhaitait que son cabaret ferme définitivement ses portes après sa mort. «Cela peut paraître prétentieux mais le cabaret ne me survivra pas», écrivait-il.

«Comme il disait ça, forcément le personnel a écrit à Michou en lui disant: + Mais nous, qu’est-ce qu’on devient? +», a expliqué sa nièce. «Et il leur a répondu dans une lettre (en date du 25 juin 2019), dans laquelle il explique: + Eh bien, s’il y a une personne qui veut relever le défi, je lui souhaite bon courage +».

«Tous les soirs, les clients nous posent la question, et quand on leur répond (que le cabaret restera ouvert), ils disent: + On est content que ça continue et on sera là. Et on viendra vous voir +», a assuré Catherine Catty, qui travaillait au cabaret aux côtés de son oncle depuis plus d’une vingtaine d’années.

«Bien sûr qu’on aurait fermé s’il avait laissé des papiers (en ce sens), mais il n’y avait rien», a-t-elle précisé.

Michou a ouvert la voie en France au transformisme de divertissement, en proposant le premier spectacle de l’après-guerre constitué d’hommes se travestissant en femmes pour caricaturer les vedettes de l’époque.

Son minuscule cabaret, ouvert en 1956, était devenu une référence internationale en la matière.