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PERUWELZ

Crossage en famille et dans la tradition à Péruwelz

Maintenir la tradition, c’est le leitmotiv des organisateurs du crossage du mercredi des cendres. Une obstination payante!

Les averses hivernales annoncées par l’IRM ont un peu refroidi l’ardeur des boulistes, mais ils ont pourtant été un bon deux cent à récupérer leur bracelet de participation aux Caves d’Artois et à l’R-Mit Bar. Un chiffre honorable dans la mesure où, le mercredi des cendres, on crosse partout dans la région.

Cor beaux à 14 h!

Quelque part, les Péruwelziens ne s’en plaignent pas puisque c’est un peu en famille qu’ils ressortent les croches. L’une leur vient d’un papa, l’autre d’un grand-père. Et l’espace d’un bel après-midi, toutes les émotions et les anecdotes qui y sont attachées vont revivre. En l’absence de Danny, ce sont Sylvie et Michel qui ont géré le crossage. La troupe de Michel Bouchain et Vincent Geits n’est pas toute neuve. «À l’origine nous étions les Petits Bedons, et pourtant bien maigres à l’époque, tous membres de l’équipe de mini-foot avec notre local au Munich Bleu. Par la suite nous avons émigré vers le Central Parc et nous voilà aujourd’hui de retour au Munich. À la limite on changerait bien notre nom pour «Les Copains d’Alors». À l’autre bout de la ville, Sylvie Platteau emmène sa vingtaine d’adeptes. «Les Ancêtres». Quarante ans à taper la cholette sur le site avec de la bonne humeur avant tout et… du sérieux. D’ailleurs les trois Renard de l’équipe étaient «cor beaux» vers les 14 h», affirmait l’un des membres de la bande.

En famille

Au gré des tonnes, on croise de belles petites équipes familiales. Patoche et Kathy, sur la grand-place, «vingt-huit ans de vie commune dont vingt au crossage.» Les Kathy’s Band du rond-point de la Neuve Chaussée en stand-by chez Logan Honorez de l’R-Mit Bar. The Beys Family en visite à la Brasserie et les Pièrdus de Piérwelz en découverte de la Force d’un rêve.

Les commerçants se coupent en quatre pour accueillir dignement les Crocheux. Et il n’y manque finalement que les associations, notamment sportives, pour compléter un brillant panel. Et perpétuer la tradition du crossage.

Avec, en filigrane, une activité en voie d’extinction qui mériterait bien aussi un coup de boost. Le crossage en plaine. On s’y efforçait de frapper le plus loin possible et pas de mettre une baballe dans un trou. Pourtant il est à l’origine du golf. Et quand on prend la peine d’apprécier la précision et le swing des crocheux péruwelziens, on se dit que le grand Tiger Woods aurait bien du mal à s’imposer ici.