SANTÉ

Antibiotiques, UV, cocaïne et urine: ces idées reçues pour contrer le coronavirus

Antibiotiques, UV, cocaïne et urine: ces idées reçues pour contrer le coronavirus

L’Organisation mondiale de la santé regroupe et analyse ainsi 20 rumeurs largement partagées. AFP

Face à l’épidémie de coronavirus et les craintes qu’elle provoque, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a jugé bon de démythifier certaines idées reçues. Petit tour d’horizon.

Recevoir des colis en provenance de Chine augmente le risque de propagation du virus; manger de l’ail aide à prévenir les infections; pulvériser de l’alcool sur tout le corps permet de tuer le nouveau coronavirus (2019-nCov)… Alors que les scientifiques cherchent toujours un vaccin capable d’endiguer l’épidémie, l’OMS met en garde le grand public contre les idées reçues qui circulent massivement sur les réseaux sociaux.

Dans un article publié sur son site internet, l’Organisation mondiale de la santé regroupe et analyse ainsi 20 rumeurs largement partagées.

Tout comme il est sans danger de recevoir du courrier de Chine, l’OMS souligne par exemple que le 2019-nCov ne peut pas être transmis par les piqûres de moustiques et que le risque d’être infecté en touchant des objets (comme des billets de banque) est extrêmement faible. De même, il n’y a actuellement aucune preuve que les animaux de compagnie véhiculent le virus.

«Le nouveau coronavirus est un virus respiratoire qui se propage essentiellement par contact avec une personne infectée, par l’intermédiaire des gouttelettes respiratoires émises lorsqu’une personne, par exemple, tousse ou éternue, ou par l’intermédiaire des gouttelettes de salive ou de sécrétions nasales», peut-on lire sur le site de l’organisation mondiale.

Dans la même veine, l’OMS rappelle que le virus respiratoire qui sévit actuellement ne peut se propager sur de longues distances (même dans les airs) et que maintenir une distance de sécurité de 8 mètres avec une personne qui éternue est certainement excessif.

Des idées reçues… parfois saugrenues

Soucieuse d’être le plus précis possible dans sa communication, l’organisation mondiale va même jusqu’à démonter une série de rumeurs parmi les plus folles.

Pêle-mêle, l’OMS assure donc que l’urine des enfants ne protège en rien contre le nouveau coronavirus, que «le temps froid et la neige ne peuvent pas tuer» le virus et que la cocaïne n’a rien du remède miracle.

Se rincer régulièrement le nez avec une solution saline, se pulvériser d’alcool ou de chlore, stériliser son corps à coups d’ultraviolets, manger de l’ail ou mettre de l’huile de sésame sur le corps sont encore d’autres précautions inutiles, relève l’OMS.

 

Ce qui marche vraiment

Pour lutter efficacement contre la propagation du virus, l’Organisation mondiale de la santé conseille naturellement d’éviter les contacts proches (à moins d’un mètre), de se laver fréquemment les mains et d’éviter de consommer des produits d’origine animale crus ou mal cuits (surtout si vous êtes en vacances).

À l’inverse, de même que les vaccins contre la pneumonie et les antibiotiques ne protègent personne, l’OMS souligne une fois de plus que les sèche-mains ne tuent pas le virus.

Quant aux masques de protection, inutile de les laver: «Les masques médicaux plats ou les masques N95, ne doivent pas être réutilisés.»