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Coronavirus: la Bourse de Tokyo dévisse de 3,3% en clôture

Coronavirus: la Bourse de Tokyo dévisse de 3,3% en clôture

Ce «programme de rachat d’urgence face à la pandémie» sera réalisé d’ici à la fin de l’année. Laurent (Pictarena) – stock.adobe.com

La Bourse de Tokyo, qui était fermée lundi, a dévissé de 3,3% mardi, dans le sillage des autres places mondiales, toutes craignant des répercussions majeures du coronavirus sur l’économie internationale.

A l’issue des échanges, l’indice Nikkei des 225 valeurs vedettes a lâché 3,34%, soit un plongeon de 781,33 points, à 22.605,41 points, et l’indice élargi Topix a abandonné 3,33% à 1.618,26 points.

A Wall Street, le Dow Jones avait enduré lundi sa pire séance en plus de deux ans avec une chute de 3,56%, le Nasdaq tombant de 3,71% et le S&P 500 de 3,35%.

La directrice du Fonds monétaire international (FMI), Kristalina Georgieva, a estimé dimanche que le nouveau coronavirus mettait «en péril» la reprise de l’économie mondiale. Elle s’exprimait lors d’une réunion du G20 à Ryad, groupe de nations qui s’est dit prêt à agir pour limiter les «risques» sur la croissance.

Au Japon, le coronavirus a entraîné l’hospitalisation de 691 personnes du paquebot Diamond Princess mis en quarantaine près du port de Yokohama, et de 156 personnes dans différentes provinces de l’archipel.

«Nous sommes à un moment critique, soit nous arrivons à minimiser le pic avec des précautions de la part de tout le monde, soit le nombre de cas augmente rapidement», ont averti lundi soir des spécialistes japonais des maladies infectieuses, lors d’une conférence de presse.

En Chine, le nombre de décès est monté mardi à 2.663 pour plus de 77.500 personnes contaminées. La situation s’est aussi nettement aggravée en Corée du Sud, ainsi qu’en Italie.

Parallèlement, le yen tendait à remonter face aux autres principales devises, ce qui est aussi un motif de vente d’actions par les investisseurs au Japon.

A 06h00 GMT, le billet vert valait 110,79 yens, contre 112,00 à la fin de la précédente séance, vendredi, point de référence pour les acteurs de la Bourse de Tokyo.

L’euro se négociait pour 120,22 yens contre 120,84 yens.

La devise européenne stagnait face au dollar. Un euro s’échangeait mardi à 06h00 GMT pour 1,0849 dollar contre 1,0847 lundi à 20h00 GMT.

 

Hors d’Asie

A Wall Street, le Dow Jones a connu sa pire séance en plus de deux ans avec une chute de 3,56%, le Nasdaq est tombé de 3,71% et le S&P 500 de 3,35%.

Les places européennes ont clôturé sur des pertes comprises entre 3% et plus de 5%. La Bourse de Paris a notamment chuté de 3,94%, Londres de 3,34%, Francfort de 4,01%, Milan de 5,43%, Zurich de 3,58% et Madrid de 4,07%.

L’indice EuroStoxx 50 de la zone euro s’est enfoncé de 4,01%.

Alors que les actions plongeaient, au premier chef celles des secteurs exposés à la Chine (matières premières, automobile, tourisme et luxe), les investisseurs se sont repliés vers les valeurs refuge, à savoir les obligations d’Etat et l’or.

Après avoir atteint dans la matinée un nouveau sommet en sept ans, à 1.689,31 dollars, l’once d’or refluait à 1.641,66 dollars vers 08h00 GMT (09h00 heure belge).