ZONE DE POLICE HESBAYE-OUEST

GSM confisqués: le collège de police réfléchit à une suite judiciaire

GSM confisqués: le collège de police réfléchit à une suite judiciaire

La confiscation des GSM a fait grincer des dents. Comme d’ailleurs la réponse des syndicats. Reporters/QUINET

Le collège de police de Hesbaye-Ouest condamne les propos du syndicat sur l’affaire des GSM. Il réfléchit à une suite judiciaire.

Le collège de la zone de police Hesbaye-Ouest s’est réuni en urgence hier. Pour évoquer la sortie du SNPS dès samedi soir après la confiscation des GSM des policiers, sur Facebook d’abord puis dans la presse. Le syndicat n’a pas hésité à faire une référence à l’histoire, lourde de sens, en accompagnement de son commentaire. Quelle référence? Le syndicat a ainsi écrit: «L’année de commémoration du 75e anniversaire des camps de la mort, la dictature est de retour!», suivi d’un hashtag «#buitsdebottesahannut».

Le collège de police a entendu le chef de corps f.f. et le directeur des opérations f.f. de la zone de police. Il dit approuver «sans réserve la gestion opérationnelle décrite par le management et exprime toute sa confiance à l’axe opérationnel». Quant à la référence historique à la dictature du régime nazi, le collège de police ne l’accepte pas.

Pour lui, «l’excès du propos est inacceptable». Le collège va d’ailleurs prendre contact avec son conseil juridique, il envisage une suite judiciaire. Car ces propos causent du tort «à la bonne organisation des services de police» au vu de leur large diffusion par les journaux et radios. Pol Guillaume, président du collège de police, va plus loin: «on ne souhaite pas laisser cela en état. Il y a une disproportion entre ce qui s’est passé et les propos tenus. On veut juste rappeler qu’on n’utilise pas n’importe quel vocable. À titre personnel, je pense que les responsables syndicaux doivent prendre la mesure des propos qu’ils tiennent.» Pas question d’associer la police avec les nazis.

Le collège de police ne ferme cependant pas la porte aux syndicats. Il rappelle «qu’il entend garder le dialogue avec les syndicats dont il reconnaît, aujourd’hui comme hier, le rôle constructif dans le bien-être au travail».


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