HESBAYE

Un préavis de grève va être déposé: que s’est-il passé à la zone de police Hesbaye-Ouest?

Un préavis de grève va être déposé: que s’est-il passé à la zone de police Hesbaye-Ouest?

Le chef de corps ff de la zone de police Hesbaye-Ouest s’est exprimé. Reporters/GOUVE

«Un véritable scandale se joue à la zone de police Hesbaye-Ouest», lançait ce samedi soir le Syndicat national du personnel de police et de sécurité (SNPS), sur sa page Facebook. Une histoire de smartphone qui conduit à un préavis de grève.

C’est une petite bombe qu’a lâchée sur Facebook le Syndicat national du personnel de police et de sécurité (SNPS). Un message plutôt alerte qui a été publié alors qu’un contrôle de police se tenait un peu plus tôt ce samedi soir, quelque part sur le plateau hesbignon. Ce message dit par ailleurs: «L’année de commémoration du 75e anniversaire des camps de la mort, la dictature est de retour!»

On infantilise des agents de police

Dans le cadre de ce contrôle, «les agents de police se sont vus confisquer leur téléphone portable, explique Fabrice Discry, délégué permanent au SNPS en province de Liège, qui s’en insurge. Nous ne sommes pas en primaire. De cette manière on infantilise des fonctionnaires, des agents de police qui ne sont pas sans connaître la discipline et la déontologie.»

Selon le délégué syndical, cela n’est ni inscrit dans le règlement de police, ni l’usage habituel, «bien que Pascal Dodion, le chef de corps ff de la zone, dise le contraire».

Éviter toute fuite lors des contrôles

Tout ceci serait pour une question de sécurité. Pour éviter que des informations sur les contrôles en cours ne fuitent. Le chef de corps ff assume: «Il y a en effet une opération de contrôles et effectivement, dans un souci de confidentialité, de sécurité, on a demandé aux agents de laisser leur smartphone au bureau, dit-il. Si les fuites observées ne proviennent pas de nos agents, ceci nous permettra d’en être certain, dans le cas où des informations fuiteraient malgré tout.»

Privilégier la radio de fonction

Pascale Dodion informe aussi que c’est devenu, chez les agents de police, une habitude d’utiliser le smartphone dans le cadre de leur travail. «Sur le terrain, je veux privilégier le matériel professionnel en incitant les agents à utiliser davantage leur radio de fonction», qui permet notamment d’être mis en contact avec le dispatching et les services de secours. «Cela évitera également les distractions et offrira plus de rapidité aux agents de police dans l’usage de leurs moyens de communication.»

Un préavis de grève annoncé

Le syndicat exprime avec fermeté sa volonté de déposer un préavis de grève. «Je ne peux accepter ce manque de confiance vis-à-vis des collègues policiers, conclut Fabrice Discry. C’est pourquoi dès lundi, nous déposons un préavis.»

+ À lire dans L’Avenir Huy-Waremme de ce lundi 24 février, sur tablette, smartphone ou PC