EUROPE

Une fin de sommet sans accord sur le budget: «Nous avons besoin de plus de temps»

Une fin de sommet sans accord sur le budget: «Nous avons besoin de plus de temps»

AFP

Le sommet extraordinaire sur le budget pluriannuel de l’UE a pris fin sans accord.

Le sommet extraordinaire sur le budget pluriannuel de l’UE, débuté jeudi, a pris fin vendredi vers 19h30 sans accord, à peine une demi-heure après l’ouverture d’une séance plénière des vingt-sept États membres.

Cette plénière se penchait sur une note technique ajustant la proposition initiale du président du Conseil européen Charles Michel.

Par rapport à cette proposition, la note préparée par la Commission réduit le budget de l’UE de 10 milliards d’euros en engagements pour le fixer à 1,069% du revenu national brut (RNB) des 27, à comparer au 1,074% de M. Michel.

Cette diminution visait à arracher l’accord des «frugal four», ce groupe de quatre pays (Pays-Bas, Suède, Danemark, Autriche) qui refusent de débourser davantage que 1% et tiennent à préserver leurs rabais historiques, dont bénéficie aussi l’Allemagne.

Charles Michel: «Nous avons besoin de plus de temps»

«Nous avons besoin de plus de temps», a reconnu le président du Conseil européen Charles Michel. Comme son prédécesseur Herman Van Rompuy en 2013, le Belge n’aura pas réussi à boucler un accord dès le premier sommet de ce grand marchandage.

«Nous avons travaillé dur, mais malheureusement, ce jour, nous avons constaté que cela nécessitait plus de temps. C’est un sujet très difficile, surtout après le Brexit qui a laissé un trou de 60 à 75 milliards d’euros», a commenté l’ex-Premier ministre belge.

Il s’est dit convaincu que cette réunion aura été «utile et nécessaire». «Il n’y avait pas de raison de tarder, alors que tout était sur la table pour aller au débat politique. Ce débat a permis de clarifier beaucoup de positions, et nous pourrons en tirer un certain nombre de conclusions pour augmenter les chances de progresser vers un accord», a-t-il ajouté.

À ses côtés, la présidente de la Commission a estimé que les Vingt-sept étaient «sur la bonne voie». «Le temps presse», a-t-elle répété, alors qu’un éventuel prochain accord du Conseil devra encore être discuté avec le Parlement puis traduit en textes pour éviter que de nouveaux programmes ne soient reportés à début 2021.

La chancelière allemande Angela Merkel a elle aussi constaté que «les différences» étaient «encore trop grandes pour arriver à un accord». «Nous allons devoir nous repencher sur la question», a-t-elle ajouté, indiquant que la date d’une prochaine réunion n’était pas encore fixée. «Ce sera au président du Conseil de le décider».