HUY

Huy: il aurait tiré sur Valentin avec une arme d’airsoft

Huy: il aurait tiré sur Valentin avec une arme d’airsoft

Le jeune Valentin avait été torturé deux mois avant son meurtre. Doc

Un an avant son meurtre, le jeune Valentin a été ligoté dans un appartement et blessé avec un fusil à air. Son agresseur présumé comparait devant le tribunal correctionnel de Huy.

Les faits «fort peu sympathiques» (dixit le juge Kuty), se sont produits le 9 janvier 2016. Au centre de la scène, un garçon de 25 ans qui n’est pas concerné par le meurtre ultérieur de sa victime. Il est accusé d’avoir séquestré, agressé et volé Valentin Vermeesch, le jeune Wanzois qui sera ultérieurement assassiné par ses «amis», le 26 mars 2017.

Le prévenu, qui se décrit lui-même comme «un bon ami» de Valentin, lui aurait tiré dessus avec un fusil d’airsoft, alors qu’il venait d’être ligoté avec des colsons par… Alexandre Hart, le tristement célèbre meneur de la bande de mars 2017. Les faits se déroulent dans le studio d’un autre garçon, absent ce soir-là, mais qui aurait vu une vidéo attestant de la responsabilité du «bon ami». «Sur cette vidéo, il a identifié le prévenu, qui ordonne à Valentin de se lever, de se coucher ou de ramper, pour ne pas recevoir une nouvelle bille», explique Me Wilmotte, l’avocat des parties civiles. Des biens – gsm, casquette, haut parleur – auraient par ailleurs été volés à Valentin.

Un garçon «gentillet»

Les parties civiles et le Parquet donnent du crédit aux témoignages concordants d’Alexandre Hart, de Valentin (qui a vu la police après les faits) et du propriétaire du studio pour charger le prévenu. Sauf que ce dernier nie les faits, assurant avoir été lui-même agressé par Hart, sous l’influence duquel se trouvait la victime. «Je n’ai juste rien pu faire pour aider mon ami», dira-t-il.

«On sait que M. Hart est une personnalité manipulatrice et violente, explique l’avocate, Me Dejaifve, tandis que mon client est un garçon gentillet. Je le crois quand il dit qu’il avait lui-même peur de Hart.» En couple, le prévenu est père d’un enfant de deux ans et travaille comme homme à tout faire pour une pharmacie. «La prison viendrait rompre tout cela.» L’avocate demande une peine de travail ou un sursis total, tandis que le parquet requiert 18 mois de prison avec sursis.

Jugement le 19 mars