POLITIQUE

Le CD&V en a «marre» de porter le chapeau et continue de vouloir un gouvernement avec la N-VA

Le CD&V en a «marre» de porter le chapeau et continue de vouloir un gouvernement avec la N-VA

Éric Van Rompuy: «Nous devons choisir entre le parti et le pays. Mais est-ce que le PS ne doit pas le faire? Est-ce que l’Open Vld ne doit pas le faire? La N-VA?» Photo News

Le CD&V continue d’espérer un gouvernement avec la N-VA et bénéficiant d’une majorité aussi bien dans le groupe linguistique flamand que dans le francophone, est-il ressorti ce lundi matin des déclarations des uns et des autres avant le bureau de parti hebdomadaire des chrétiens démocrates flamands.

Après que Koen Geens a remis prématurément son tablier au Roi vendredi dernier, le parti souhaite visiblement aussi rejeter l’idée qu’il est responsable du blocage actuel.

La fin de mission royale de Koen Geens semble avoir laissé un gout amer au CD&V. Étienne Schouppe, ancien secrétaire d’État, estime ainsi que le président du PS Paul Magnette a «utilisé» son parti, comme un torchon, ce qui «aura des conséquences».

Ceux qui pensent que le CD&V va retourner sa veste et s’engager dans une coalition Vivaldi avec les libéraux, les socialistes et les Verts se trompent, explique-t-on au parti. «Doit-on encore dire, 100 fois, que pour nous Vivaldi est exclu?», s’interroge Éric Van Rompuy. Le chef de groupe CD&V à la Chambre Servais Verherstraeten répète lui aussi que son parti continue de privilégier un gouvernement ayant une majorité au Nord comme au Sud.

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Le CD&V a en tout cas fait de son mieux pour parvenir à un accord: Éric Van Rompuy indique en avoir «marre» que l’on pointe un doigt accusateur vers son parti. «Nous devons choisir entre le parti et le pays. Mais est-ce que le PS ne doit pas le faire? Est-ce que l’Open Vld ne doit pas le faire? La N-VA?», interroge-t-il.

Servais Verherstraeten pense d’ailleurs que de nouvelles élections ne sont pas la solution. «Mais au plus on répète le mot ‘élections’, au plus elles se rapprochent».