POLITIQUE

Formation fédérale: le Roi a accepté la démission de Koen Geens

Formation fédérale: le Roi a accepté la démission de Koen Geens

Koen Geens, chargé de mission royale, est attendu au Palais à 18h BELGA

Le chargé de mission royale Koen Geens (CD&V), successeur du duo d’informateurs Joachim Coens (CD&V) – Georges-Louis Bouchez (MR) dans les efforts en vue de négociations formelles de formation d’un gouvernement fédéral, est arrivé au Palais à 18h pour présenter son rapport final et a demandé à être démis de ses fonctions

Le chargé de mission royale Koen Geens (CD&V), successeur du duo d'informateurs Joachim Coens (CD&V) - Georges-Louis Bouchez (MR) dans les efforts en vue de négociations formelles de formation d'un gouvernement fédéral, est arrivé au Palais vers 18h contre tout attente pour rencontrer le Roi
Lundi dernier, le Palais avait annoncé prolonger d'une semaine la mission confiée au vice-Premier ministre. Son prochain rapport était donc attendu le 17 février, lundi prochain, un timing que vient perturber cette annonce d'audience impromptue.
Le 31 janvier, le Roi avait confié à Koens Geens la mission de "prendre les initiatives nécessaires permettant la mise en place d'un gouvernement de plein exercice".
Durant plusieurs mois après les élections de mai dernier, des missions d'information et de préformation, puis une mission royale sans nom, se sont succédées sans permettre un déblocage de la situation, entre un PS qui répète l'incompatibilité de son programme avec les exigences de la N-VA et un CD&V qui refuse d'envisager une "Vivaldi" avec les socialistes, les libéraux et les verts.
A l'issue de sa mission d'information en duo avec le tout frais président du MR, le CD&V Joachim Coens avait encore souligné en début de mois que l'objectif restait pour les chrétiens démocrates flamands de rassembler la N-VA et le PS, soit les plus importants partis des deux principales communautés linguistiques, dans une même majorité au fédéral. Cet axe semble pourtant avoir été abordé sous tous les angles, sans succès jusqu'ici.
Une coalition fédérale sans la N-VA signifierait automatiquement une alliance ne bénéficiant pas d'une majorité dans le nord du pays, ce que refuse d'envisager le CD&V.
Le 31 janvier, les observateurs attendaient que le Roi lance le président des nationalistes flamands Bart De Wever dans l'arène, après que Coens et Bouchez avaient rendu leur tablier d'informateurs, mais le souverain avait surpris en confiant une mission à Koen Geens.
 

Le Roi a accepté la démission de Koen Geens

C'est au travers d'un communiqué que le Palais Royal a annoncé avoir accepté la démission de Koen Geens.

"Sa Majesté le Roi a reçu le 14 février 2020 Monsieur Koen Geens en audience au Palais de Bruxelles. Il a remis au Roi un rapport final et a demandé d'être déchargé de sa mission. Le Roi a accepté sa démission et exprimé son appréciation pour ses efforts et le travail réalisé. Le Roi entamera lundi des consultations."
Le chargé de mission royale Koen Geens (CD&V) a remis au Roi son rapport final vendredi soir. Le souverain a accepté sa démission et entamera lundi des consultations pour déterminer la suite des évènements, communique le Palais peu avant 19h00.
"Le Roi a accepté sa démission et exprimé son appréciation pour ses efforts et le travail réalisé", ajoute le Palais.
Koen Geens, chargé le 31 janvier dernier de la mission de "prendre les initiatives nécessaires permettant la mise en place d'un gouvernement de plein exercice", a succédé dans cet exercice au duo d'informateurs Joachim Coens (CD&V) - Georges-Louis Bouchez (MR). Il devait normalement faire rapport au Roi lundi prochain.
 

Une déception de ne pas avoir pu consulter tous les partis


"Pour cette législature, le PS ne veut pas d'une coalition avec la N-VA. (...) Mais je suis convaincu que cette formule aurait été la meilleure chose pour le pays", a indiqué Koen Geens (CD&V) dans une déclaration formulée après avoir présenté vendredi soir au Roi sa démission en tant que chargé de mission royale. Il a remis son rapport final au souverain, qui a accepté sa démission et entamera lundi des consultations pour déterminer la suite des évènements.
Le vice-Premier CD&V et ministre de la Justice Koen Geens devait normalement faire rapport au Roi lundi prochain. Mais les déclarations du président du PS Paul Magnette, suivies de la réaction du président de la N-VA Bart De Wever, auront précipité les événements.
"Un parti (le PS) s'est montré particulièrement non favorable à une alliance avec un autre parti (la N-VA)", a constaté Koen Geens après avoir quitté le Palais. "Un veto définitif a été prononcé par le PS contre la N-VA", a-t-il ajouté.
"Il faut pouvoir avouer un échec. Cela me désole de ne pas avoir pu consulter tous les partis. Mais je trouvais que continuer dans cette voie n'était plus utile après les déclarations de ces derniers jours", a-t-il expliqué, ajoutant que son rapport n'était pas complet. Koen Geens a toutefois annoncé avoir rendu une note de 16 pages reprenant point par point les thématiques fédérales jugées importantes: le socio-économique, la sécurité, la justice, l'immigration, l'énergie, l'environnement et la mobilité.