SANTÉ

Le secteur privé des institutions de soins satisfait du cadre fixé par le gouvernement

Le secteur privé des institutions de soins satisfait du cadre fixé par le gouvernement

Image d’illustration BELGA

L’association représentative du secteur privé des institutions de soins à Bruxelles, Gibbis, s’est réjouie vendredi de la décision du gouvernement bruxellois d’adapter le cadre réglementaire dans lequel devra s’inscrire la constitution des réseaux hospitaliers dans la capitale.

Gibbis représente, en tant que fédération patronale pluraliste du secteur privé associatif des institutions de soins à Bruxelles, 51 institutions membres, notamment des hôpitaux, des institutions psychiatriques et des maisons de repos, réparties sur plus de 55 sites couvrant les 19 communes de la Région-capitale.

Le gouvernement bruxellois a donné jeudi son feu vert à deux avant-projets d’ordonnances permettant aux hôpitaux privés et publics de s’associer, ce qui était impossible jusqu’à présent. Des négociations incluant ce type de rapprochement sont en cours dans le contexte de la constitution de réseaux hospitaliers rendus obligatoires par une loi fédérale adoptée il y a un an pour limiter un certain nombre de dépenses liées au coût de plus en plus élevé de certains équipements.

Le texte de loi limite le nombre de réseaux à un maximum de 25: 13 en Flandre, 8 en Wallonie et 4 à Bruxelles, avec au minimum un réseau pour 400.000 habitants.

A Bruxelles, deux réseaux sont déjà constitués, l’un par l’UZ Brussel, comme entité flamande, l’autre à travers un pôle chrétien autour des cliniques Saint-Luc (avec Saint-Jean, les Cliniques de l’Europe et Saint-Pierre/Ottignies). Au cours du mois de janvier les bourgmestres d’Etterbeek, Ixelles, Anderlecht et Saint-Gilles ont arrêté leur propre choix en faveur du regroupement de tous les hôpitaux publics Iris avec Erasme, en tant que pôle universitaire, et ceux du Chirec (privé), un cas de figure inenvisageable sans modification des règles en vigueur dans la Région-capitale.

Pour Gibbis qui s’en est réjoui vendredi, la première étape franchie jeudi en vue de l’adaptation des règles en vigueur ouvre donc la porte à une collaboration à terme entre institutions privées et publiques au sein d’un même réseau sous la forme d’une ASBL. Celui-ci aura une réelle autonomie de gestion, lui permettant de mettre en place une organisation de soins adaptée aux besoins du patient.

«Si ce texte doit encore suivre son parcours législatif, il a l’avantage de définir un cadre clair qui permettra aux hôpitaux de se positionner», a commenté la fédération des institutions privées de soins.