LIÈGE

La CSC sensibilise les coursiers liégeois… en se faisant livrer des repas

Ce 14 février la CSC a mené une action de sensibilisation auprès des coursiers liégeois de Deliveroo. Pour entrer en contact avec ces travailleurs, tout en ne les privant pas d’une course, elle a choisi de se faire livrer des repas au boulevard Saucy, siège principal de la Fédération.

«Nous avons informé ces coursiers de la requête déposée en justice par l’Auditorat du travail contre la plateforme de livraison de repas à domicile. Certains étaient au courant, d’autres pas du tout. Notre objectif était aussi de leur faire savoir qu’ils ont la possibilité de se joindre à la cause afin d’obtenir une régularisation de salaire et de droits à la sécurité sociale. Cette action ne leur coûtera rien: nous assumons les frais judiciaires et nous nous chargeons de tout. Les coursiers intéressés doivent juste nous contacter. Nous leur avons remis des tracts explicatifs afin qu’ils puissent faire passer le message à d’autres coursiers.»

La plateforme Deliveroo a été assignée devant le tribunal du travail de Bruxelles pour infractions à l’ONSS et au droit du travail. Après deux ans d’enquête, l’Auditorat du travail estime que Deliveroo aurait dû traiter ses coursiers comme des travailleurs salariés, ce que la CSC, aux côtés du Collectif des coursiers, a toujours défendu. Deliveroo aurait donc dû payer des cotisations de sécurité sociale et payer aux coursiers la rémunération correspondant aux barèmes et avantages en vigueur dans le secteur du transport et de la logistique. L’action de l’auditorat est une action «générale». Cela signifie que chaque coursier doit faire une «intervention volontaire» s’il souhaite que les avantages qui découleront du jugement s’appliquent à sa situation personnelle.

«Nous prenons en charge tous les frais judiciaires, l’action ne coûtera rien aux coursiers, quelle qu’en soit l’issue; mais le bénéfice (régularisation salariale, droits de sécurité sociale), leur sera intégralement versé. Il faut savoir que les coursiers qui font une intervention volontaire n’ont rien d’autre à faire que de nous donner les informations (factures par exemple) qui nous permettront de calculer ce qui leur est dû. Il n’est pas nécessaire qu’ils soient présents aux audiences. Le travail sera fait par notre avocat».

La CSC invite donc les coursiers liégeois (qui travaillent ou ont travaillé au moins 1 jour pour Deliveroo soit sous statut d’indépendant, soit en mode P2P) désireux de faire une intervention volontaire à se manifester auprès d’elle via son service United Freelancers: unitedfreelancers@acv-csc.be ou www.unitedfreelancers.be