SANTÉ

La Belgique est moins bonne élève en cardio-oncologie que ses voisins européens

La Belgique est moins bonne élève en cardio-oncologie que ses voisins européens

La BSC a décidé de mettre en œuvre un Conseil de cardio-oncologie. IMAGEGLOBE

La Belgique enregistre de moins bons résultats que ses voisins européens en matière de cardio-oncologie

Parmi les quelque 350.000 Belges ayant récemment vaincu un cancer, 25% souffrent de maladies cardiovasculaires après le traitement, selon un constat établi jeudi à l’occasion de la 39e édition du congrès annuel de la Société belge de cardiologie (BSC) qui se déroule pour la première fois sur le site de Brussels Expo ces jeudi et vendredi.

Selon une enquête de la BSC, seul 1 hôpital sur 3 dispose d’un service de cardio-oncologie et 10% d’entre eux seulement prévoient une structure permanente pour les soins de ce type. De plus, seul 1,2 cardiologue sur 10 estime être un expert dans ce domaine. Ce sont 97% des répondants qui se sont montrés favorables à l’organisation par la BSC de cours relatifs à la cardio-oncologie.

Promouvoir la recherche et informer les médecins

La BSC a décidé de mettre en œuvre un Conseil de cardio-oncologie, chargé d’informer les médecins sur la prévention et la gestion des maladies cardio-vasculaires liées aux traitements anticancéreux. Une bourse de recherche spécifique de la Fondation Belge du Cœur a également été créée pour promouvoir la recherche dans ce domaine.

En comparaison, la France, l’Italie et les Pays-Bas ont déjà mis sur pied un conseil de cardio-oncologie et ont structuré une approche multidisciplinaire pour les patients cancéreux porteurs d’un risque de maladies cardio-vasculaires. Ces pays se sont également dotés de programmes d’enseignement et de formation approfondis en la matière. Un diplôme est délivré pour l’exercice de la cardio-oncologie en France, en Italie et au Royaume-Uni.