La vie selon Jean-Yves

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L’historien vient de sortir son premier roman, un conte contemporain, une certaine vision de notre monde, une belle idée de la vie. On y retrouve des idéaux, des rêves, du réalisme exacerbé, une écriture enlevée. «Le monde est moche, la vie est belle», tout un programme presque pédagogique.

C’est chez Toutes Directions qu’on croise Jean-Yves, historien, actif, entre autres, dans l’éducation permanente et à l’initiative de la monnaie locale «Le Valeureux». «J’aime cet endroit, les valeurs qu’il véhicule; il participe aux démarches en transition que je défends. C’est le monde anti «Ali Baba», explique-t-il. Ce monde en transition, les démarches citoyennes, alternatives intelligentes pour un monde moins moche, voilà ce qui sous-tend, tel un fil d’Ariane, le premier roman de cet Astérix de la transition. «Rob Hopkins m’a fortement inspiré, j’adore ce qu’il est. La transition, c’est tout ce qui permet d’envisager autrement notre société aujourd’hui et demain, des idées, projets, initiatives de toutes sortes. À Liège, ça bouge beaucoup dans ce domaine, j’y adhère même si c’est lent de faire bouger les choses». Plus de respect de l’environnement, rupture avec notre société de consommation, voilà de quoi parle aussi le livre, sur fond d’une rencontre affective et de personnages criants de vérité. «J’avais envie de laisser une trace, pour ma fille, peut-être aussi», ajoute le jeune papa, défenseur d’une démocratie participative. Son ouvrage vulgarise une vision du monde en apportant des pistes de solutions dans une écriture décalée, singulière. Un auteur favori? «Thomas Gunzig, le monde sauvage». Engagé à plus d’un titre, Jean-Yves signe ici une belle performance à laquelle on espère sinon une suite, un second opus tout aussi agitateur.