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À Bruxelles, 800 élèves du secondaire relèvent le Défi des talents ces jeudi et vendredi

À Bruxelles, 800 élèves du secondaire relèvent le Défi des talents ces jeudi et vendredi

Le Défi des talents permet aux jeunes participants d’essayer le matériel professionnel et d’envisager de nouveaux métiers. ÉdA – Jacques Duchateau

Les couloirs du Centre de formation de métiers en alternance à Bruxelles (EFP) grouillaient jeudi d’élèves prêts à relever le Défi des talents.

Tout au long de la journée, ils ont pu tester leurs aptitudes techniques et compétences personnelles autour de 16 défis pour découvrir de manière ludique la diversité de métiers dits «manuels».

Trois formateurs invitent les volontaires à se faire connaître: «Il nous faut quatre apprentis carreleurs, maçons et couvreurs! «. Les mains se lèvent et les élèves de 2e et 3e secondaires se penchent ici sur un modèle d’oiseau stylisé à reproduire en carrelage, là sur un mur en briques à ériger. Autour, leurs camarades les encouragent et les conseillent. Répartis en équipes, ils ont maximum 15 minutes pour réaliser une épreuve inspirée des métiers de la formation professionnelle.

«C’est épatant parce que je suis plutôt nonchalant d’habitude et, là, j’ai découvert que j’aime être en mouvement. Ça change des bancs de l’école!», souligne Jean-Willy. Ce que l’adolescent de 16 ans a préféré, c’est le défi «électricité». «Ça me tente bien mais, au début, mon père m’a dissuadé de me lancer là-dedans à cause des maths. Aujourd’hui, j’ai pu poser mes questions au formateur, qui m’a dit que oui, il y a des maths, mais que j’en étais capable.»

Éveiller l’intérêt aux métiers qu’on n’envisagerait peut-être pas

Calqué sur le modèle québécois du «Défi des recrues», le Défi des talents permet depuis 2018 aux jeunes participants d’essayer le matériel professionnel, d’éveiller leur intérêt pour des métiers qu’ils n’envisageaient peut-être pas et de développer la connaissance et l’estime qu’ils ont d’eux-mêmes.

«On essaie aussi qu’ils sortent des stéréotypes liés à certaines professions», ajoute Alena Still, coordinatrice pédagogique à l’Institut de la Providence, à Woluwe-Saint-Lambert. Ses élèves vont bientôt devoir choisir une filière et «les séances d’information sont généralement très théoriques», regrette-t-elle. «Ici, ils ont l’opportunité de toucher à tout et de voir si ça leur plaît. Cette journée sera une victoire s’ils viennent ensuite me poser des questions, demander à effectuer un stage en immersion dans une école qui propose l’option qui les intéresse.»

Le plaisir du travail manuel

«Les enfants sont souvent étonnés du plaisir qu’ils ont à travailler de leurs mains», acquiesce Alain Apers, formateur du défi «construction». «Or, c’est gratifiant car ce que ma main effectue, c’est ma tête qui l’a pensé. En peinture par exemple, il y a beaucoup de théorie autour des couleurs et il faut savoir conseiller le client.»

Jean-Willy a l’air, pour sa part, convaincu par l’électricité. «Il y a de grandes chances pour que je m’inscrive dans cette option l’année prochaine», conclut-il.

Le Défi des talents se poursuivra vendredi, en même temps que les pré-sélections pour neuf professions en compétition aux Startech’s Days, le championnat national des métiers techniques et technologiques.


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