VIDEOS| Décès de Kirk Douglas: 5 films qui ont marqué sa carrière

VIDEOS| Décès de Kirk Douglas: 5 films qui ont marqué sa carrière

Kirk Douglas, doyen d’Hollywood et légende de l’âge d’or du cinéma américain, mort mercredi, a joué dans une centaine de films dont les meilleurs, concentrés entre les années 1950 à 1960, sont devenus des classiques. AFP

Entre 1946 et 2008, Kirk Douglas a tourné dans un peu moins de cent films. Retour sur 5 films qui ont marqué sa carrière.

L’acteur célèbre pour sa fossette au menton a tout joué (péplum, comédie, thriller, western, film d’aventure…), avec les plus grands réalisateurs. John Huston, Billy Wilder, Vincente Minnelli, Elia Kazan, Howard Hawks, Stanley Kubrick ou Brian de Palma ont comme point commun de l’avoir dirigé dans un ou plusieurs de leurs films.

 

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Entre 1946 et 2008, il a tourné dans un peu moins de cent films. Parmi eux, certains sont devenus des classiques du cinéma américain, notamment «Spartacus», «La Vie passionnée de Vincent Van Gogh», «Règlements de comptes à OK Corral», «Les Sentiers de la gloire» ou «Nimitz, retour vers l’enfer». Et pourtant, aussi populaire soit-il, Kirk Douglas n’a jamais été couronné d’un Oscar.

La statuette lui a échappé à trois reprises, en 1950 pour son rôle dans «Le Champion», en 1953 pour «Les Ensorcelés» et en 1957 pour sa performance dans la peau du peintre Vincent Van Gogh.

«Le Champion» (1949)

 

C’est l’un de ses premiers rôles qui le fait décoller: celui d’un boxeur à l’ambition dévorante dont on suit l’ascension et la chute.

Dans ce film de Mark Robson, l’acteur joue avec toute la fougue et l’opiniâtreté dont il fit preuve pendant le reste de sa carrière. Il remporte la première de ses trois nominations aux Oscars et un contrat avec la Warner.

«Jusqu’à ce que je fasse +Le champion+, je ne pensais pas être solide et puis après je suis devenu un gars coriace», affirma-t-il dans la revue «The Hollywood reporter».

Les sentiers de la gloire (1957)

 

Après Vincente Minnelli, la rencontre avec Stanley Kubrick est décisive dans la carrière de Kirk Douglas. Il devient l’un des premiers acteurs hollywoodiens à se lancer dans la production afin d’aider certains films à exister face aux studios prescripteurs.

Avec ce pamphlet antimilitariste en noir et blanc, le jeune Stanley Kubrick fait ses preuves: horreur des tranchées de la Grande Guerre, réquisitoire contre les officiers, procès inéquitables des soldats frondeurs.

Le film - interdit dans de nombreux pays notamment en France pendant vingt ans - ne rapporte rien à Kirk Douglas.

«20.000 Lieues sous les mers» (1954)

 

Cette adaptation du roman éponyme de Jules Verne est le premier film de Disney en prises de vues réelles. Tourné en CinemaScope, procédé au rendu extraordinaire pour les scènes sous-marines, le long-métrage remporte deux Oscars des meilleurs effets visuels et de la meilleure direction artistique.

Pour cette première grosse production dirigée par Richard Fleischer, Disney fait appel à des vedettes d’Hollywood parmi lesquelles Kirk Douglas, qui excelle dans le rôle du harponneur canadien Ned Land face aux tourments aristocratiques de James Mason, le redoutable capitaine Nemo.

«La Vie passionnée de Vincent Van Gogh» (1956)

 

Dans l’une des meilleures adaptations biographiques sur le peintre hollandais, Kirk Douglas rompt - sous la direction de Vincente Minnelli - avec ses rôles de durs-à-cuire et incarne brillamment le génie torturé de Van Gogh. Le rôle lui vaut un Golden Globe.

«J’ai failli me perdre dans le personnage», racontait l’acteur dans ses mémoires «Le Fils du chiffonnier» (1988). «Parfois, il fallait que je m’empêche de me toucher l’oreille pour vérifier qu’elle était bien là», confessait-il, faisant allusion au fait que le peintre s’était tranché l’oreille. «Ca a été une expérience effrayante proche de la folie».

Spartacus (1960)

 

En 1960, il produit «Spartacus» réalisé par Stanley Kubrick et embrasse ce grand rôle d’esclave devenu le meneur de tout un peuple contre l’empire romain.

Après un tournage long et difficile, le film remporte un succès mondial et le consacre comme star d’Hollywood mais aussi comme rebelle des grands studios, contribuant à défaire le système qui l’avait fabriqué.

En pleine chasse aux sorcières, il fait notamment apparaître au générique du film un scénariste ostracisé à Hollywood. Son engagement contre le maccarthysme a été une de ses plus grandes fiertés comme il l’expliquait dans son dixième livre, «I am Spartacus».

«Il faut s’engager, le plus grand pouvoir américain à l’étranger, c’est Hollywood», clamait l’acteur devenu à cent ans, un farouche opposant au président Trump.

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