SANTÉ

Prescriptions médicales: face aux problèmes, l’INAMI demande le pragmatisme

Prescriptions médicales: face aux problèmes, l’INAMI demande le pragmatisme

La prescription sur papier, c’est bientôt fini UNIVERSAL IMAGES GROUP/REPORTERS

Les prescriptions papier sont encore admises pour les médecins de plus de 64 ans et les visites à domicile. Mais la prescription suit un nouveau modèle.

L’Institut National de l’Assurance Maladie-Invalidité (INAMI) a demandé aux mutuelles et aux pharmaciens de faire preuve de «pragmatisme» face à l’usage des anciennes prescriptions qui semble se prolonger malgré l’entrée en vigueur d’un nouveau système. Il veut éviter que, de la sorte, les patients en soient les victimes.

La durée de validité des prescriptions de médicaments a changé le 1er novembre 2019. Le délai dans lequel le pharmacien peut délivrer un médicament et le délai dans lequel ce médicament est remboursé sont simplifiés et alignés. La date de fin de validité est désormais clairement indiquée. Cette modification impliquait aussi de changer le modèle de prescription.

Désormais, la prescription électronique est la règle. Via l’application MyInami, les prescripteurs impriment leur modèle de prescription personnalisé pré-encodé avec leurs coordonnées.

Des prescriptions papier encore admises

Les prescriptions papier sont encore admises pour les médecins de plus de 64 ans (tout de même 15% de la profession) et les visites à domicile mais selon un nouveau modèle de prescription.

Une période de transition s’est achevée le 1er février mais, dans les faits, les nouvelles consignes ne semblent pas très bien passer. La presse a fait état ce week-end de problèmes concrets qui se sont posés lorsque des patients sont allés chercher leurs médicaments en pharmacie avec un ancien modèle de prescription: soit le pharmacien ne voulait pas délivrer le médicament, soit c’était au prix plein.

«Je ne suis pas étonné: nous avions alerté l’autorité en lui disant que le délai de 3 mois était trop court», a expliqué le porte-parole de l’Association pharmaceutique belge, Alain Chaspierre.

Délai de mise en œuvre non-prolongé

Lundi, le point a été abordé au comité de l’assurance de l’INAMI. Le délai de mise en œuvre n’est pas prolongé mais les acteurs concernés ont convenu de faire preuve de «pragmatisme».

«Le Comité demande aux pharmaciens et aux organismes assureurs de traiter de façon pragmatique les situations problématiques», dit un communiqué de l’INAMI.

«Il n’y aura donc pas de sanction, ni pour le patient, ni pour le pharmacien», a clarifié Anne Hendrickx, conseillère à la Mutualité socialiste. Le patient paiera donc le prix comme avant, avec le remboursement.

Dans l’opposition à la Chambre, le sp.a pointe du doigt la responsabilité de la ministre de la Santé, Maggie De Block. «Mme De Block renvoie les conséquences de l’introduction brouillonne de la prescription électronique sur le patient», a affirmé le député Jan Bertels.

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