HUY

Les rues aux enfants? Pas pour cet été

Les rues aux enfants? Pas pour cet été

Huy ne lancera pas les rues réservées aux gens. Cela a crispé les riverains avant même qu’elles ne soient instaurées. EdA - 40291672906

Des rues fermées pour permettre aux enfants d’y jouer? Ce n’est plus à l’ordre du jour car cela crispait les riverains.

Cette idée, Écolo Huy l’avait déjà proposée il y a un peu moins de deux ans. Et le collège n’y avait pas été insensible. Là, Samuel Cogolati a remis le couvert mais sans plus de succès…

Son projet avait pourtant de quoi séduire. Il proposait de mettre certaines rues de certains quartiers en 5 km/h lors des vacances d’été «pour permettre les jeux des enfants». Liège et Oreye ont ouvert la voie.

Ce ne sera pas le cas de Huy. Trois quartiers avaient été sondés: la rue du Marais, la rue Wawehaye et le Camp de Corroy. «On a voulu faire cela dans les règles, explique le bourgmestre Christophe Collignon. En respectant un cadre légal.»

 

On s’est heurté à quelques réflexes. Cela a suscité un conflit dans la population.

 

Avec la conseillère en mobilité, il a invité les quartiers à deux-trois réunions. Car un tel dispositif nécessite la participation des riverains. simplement parce que matin et soir, il faut que quelqu’un mette puis enlève les barrières Nadar. «On s’est heurté à quelques réflexes, cela a suscité un conflit dans la population», commente le bourgmestre. La Ville voulait un taux de participation de 60 à 70%. « On n’a pas réussi. L’idée paraissait sympa mais on s’est retrouvé presque avec des conflits de voisinage.»

Et les habitants ont refusé le projet. Le bourgmestre s’en excuse: «on n’a pas voulu le faire sauvagement, on a voulu entendre les citoyens. Mais leur réponse est claire: ils n’en veulent pas.»

 

Logique de se heurter à un certain conservatisme.

 

Plutôt déçu, l’écolo Samuel Cogolati. Même s’il estime «logique de se heurter à un certain conservatisme». Mais «il y a moyen de débloquer ce genre de petit changement et d’être aux côtés des gens qui s’investissent dans leur quartier.» Car de telles rues «permettent aussi aux adultes de se découvrir entre voisins et, au-delà du vivre ensemble, de faire ensemble des activités conviviales entre riverains de tous âges».


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