NAMUR

Éolien: le sud-est de Namur fort sollicité

Après Eneco, c’est au tour d’Engie Electrabel d’envisager d’installer deux éoliennes. Cette fois, entre Andoy et Wierde.

Le triangle campagnard entre Andoy, Wierde et Loyers serait-il béni des dieux, et tout spécialement d’Eole? La zone est à tout le moins très sollicitée. Après le projet introduit par Eneco, c’était au tour d’Engie-Electrabel de présenter, jeudi soir, son avant-projet d’installation de deux éoliennes entre Wierde et Andoy.

«Notre projet est complètement indépendant de celui d’Eneco» précise Nicolas De Deken, responsable pour Engie Electrabel. Et d’expliquer qu’il existe une grosse concurrence entre les développeurs éoliens vu le peu de zones appropriées. L’on entend par là proches notamment des autoroutes et des zonings comme le préconise le cadre de référence de la Région wallonne, mais aussi du réseau électrique pour minimiser les coûts de raccordement. D’où une certaine bataille foncière. «Il se fait que nous avons signé un contrat pour une zone et qu’Eneco a fait de même sur une zone voisine. Connaissant l’existence des deux projets, la Ville nous a demandé d’attendre pour les présenter à la même période afin que chaque étude d’incidence prenne en considération le projet de l’autre».

Remarques avant le 14 février

Jeudi soir, c’était donc au tour d’Engie Electrabel de tenir, comme la loi lui impose, une réunion d’information préalable (RIP) pour présenter son avant-projet.

La soixantaine de riverains présents a ainsi pu apprendre qu’il consiste en l’installation de deux éoliennes de 150 mètres de haut (contre 200 mètres pour celles d’Eneco). L’une dans le prolongement direct du terrain de football d’Andoy. La seconde de l’autre côté de l’E411 en direction de Wierde. D’une puissance de 2 à 4 MWh chacune, elles couvriraient la consommation moyenne de 2 630 ménages. Leur localisation répond aux normes réglementaires, en ce compris le respect de la distance minimale d’éloignement par rapport à la première habitation puisque celle-ci se trouve à 660 mètres, là où la norme en l’espèce est de 600 mètres.

Reste à mesurer les impacts directs et indirects. C’est la mission de l’étude d’incidence: chaque personne désirant soumettre une remarque doit le faire, avant le 14 février, par courrier au Collège communal (Esplanade de l’Hôtel de Ville, 1 000 à 5 000 Namur) avec copie à Nicolas De Deken (Boulevard Simon Bolivar, 34 1 000 Bruxelles). Finalisé, le projet sera ensuite soumis à une enquête publique.