Trump et son plan pour le Proche-Orient

Trump et son plan  pour le Proche-Orient

Des portraits de Trump brûlés en Cisjordanie par des Palestiniens furieux. AFP

Israéliens et Palestiniens se disputent donc la même terre depuis plus de 70 ans. Le président américain a présenté son plan de paix. Les réactions des deux camps sont opposées.

En décembre 2017, le président américain annonçait que les États-Unis reconnaissaient Jérusalem comme capitale d’Israël.

Or, entre les Israéliens et les Palestiniens, le désaccord à ce sujet dure depuis 70 ans!

Jusqu’alors, la communauté internationale (les autres pays de la planète) s’était toujours gardée de reconnaître Jérusalem comme capitale. Elle disait que cela devait se discuter entre Israéliens et Palestiniens.

Trois fois sainte

La ville de Jérusalem a une grande importance pour les Israéliens et les Palestiniens. Cette ville est sainte pour trois religions: catholique, juive et musulmane.

Un plan... de paix?

Cette fois, le président américain va plus loin puisqu’il propose ce qu’il appelle «un plan de paix pour le Proche-Orient».

Pour comprendre la proposition, il faut savoir où en est la situation aujourd’hui.

D’un côté, Israël est un État. Alors que les Palestiniens n’ont pas de pays.

Comme on le voit sur la carte, les Palestiniens vivent dans les «territoires autonomes», c’est-à-dire la bande de Gaza (située à l’ouest d’Israël) et la Cisjordanie (située à l’est d’Israël).

Donald Trump propose ce qu’il appelle «une solution à deux États». Ce plan, que «donnerait-il» aux Palestiniens?

Un État, mais sous certaines conditions. L’une d’elles dit que le Hamas, qui contrôle la bande de Gaza, serait désarmé.

La superficie de cet État palestinien serait un peu plus grande que les territoires autonomes actuels mais les frontières n’auraient pas le tracé voulu par les Palestiniens. Ceux-ci souhaitent récupérer la totalité des territoires occupés par Israël en 1967. À cette époque, Israël a annexé Gaza, le désert du Sinaï égyptien, le plateau du Golan syrien, la Cisjordanie et Jérusalem-Est (la partie arabe de la ville).

Par ailleurs, 30% de la Cisjordanie reviendrait officiellement à Israël. Car depuis les années 1970, Israël a décidé de créer des colonies, des villages, sur le sol palestinien. Des colons juifs s’y installent. Ce plan de paix donnerait donc une reconnaissance à cette annexion, à ces colonies.

De son côté, Israël s’engagerait à cesser le développement de toute colonie pendant quatre ans.

Quand on regarde la carte, on voit que la bande de Gaza et la Cisjordanie sont séparées. Le plan prévoit un «couloir» pour les relier, avec notamment une liaison ferroviaire à grande vitesse.

Le cas «Jérusalem»

Quelle serait la capitale officielle des deux États? Donald Trump a confirmé ce qu’il avait déjà annoncé: Jérusalem, capitale de l’État d’Israël.

Et pour l’État palestinien ? Les précisions manquent mais la capitale serait située dans la périphérie est de Jérusalem ou à Jérusalem-Est.

Les réactions ?

Du côté israélien, ce plan est accepté avec enthousiasme. Du côté palestinien, c’est le refus. Des manifestations ont repris en Cisjordanie occupée et dans la bande de Gaza. Les heurts ont déjà fait des dizaines de blessés. Ce plan américain pourrait raviver le conflit israélo-palestinien.

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