SOCIÉTÉ

Négociations sans résultat: les actions se poursuivent dans les prisons

Négociations sans résultat: les actions se poursuivent dans les prisons

Photo d’illustration Philippe BERGER

La rencontre organisée mercredi matin entre le ministre de la Justice Koen Geens (CD&V) et les syndicats du personnel pénitentiaire n’a rien donné, ont indiqué la CGSP et le SLFP.

Les actions de grève observées dans les prisons sont donc maintenues. Le ministre Geens a fait savoir par communiqué qu’il s’agissait d’une «ultime proposition».

Les actions de grève se tiennent depuis une semaine en signe de protestation contre la façon dont le ministre veut instaurer un service minimum en cas de grève. De nouvelles discussions étaient programmées mercredi matin entre ministre et syndicats mais les syndicats affirment qu’elles n’ont rien donné. «La dernière proposition du ministre n’est acceptable pour aucun des syndicats», précise Eddy De Smedt du syndicat libre de la fonction publique (SLFP).

«L’occupation qu’il propose est du même ordre que dans sa précédente proposition. L’unique nouvel élément est que les directeurs des grandes institutions pourront baisser ce chiffre de 25%, ceux des plus petites de 20%», explique Gino Hoppe du syndicat socialiste CGSP. «Il renvoie en fait la responsabilité aux directions, ce qui est indigne».

 

«Ultime proposition»

 

Dans un communiqué, le ministre Geens fait savoir qu’il s’agit d’une «ultime proposition» afin d’arriver à un accord. «Il n’y a aucune autre rencontre prévue», confirme Eddy De Smedt. «Nous avons jusqu’au 19 février pour signifier ou non notre accord. Mais il est évident que nous n’allons pas accepter et nous prendrons le temps jusqu’au 19 février pour argumenter notre décision».

La non-conclusion d’un accord signifie que les actions menées dans les prisons vont se poursuivre pour le moment. «Tous les vendredis, nous observerons une grève de 24 heures dans chaque établissement», assurent les syndicats. Cette action avait déjà été annoncée. En pratique, elle se tiendra du jeudi 22h00 au vendredi 22h00.

«Ce mercredi matin, j’ai présenté cette nouvelle proposition aux syndicats qui, je l’espère, l’accepteront», fait-on savoir du côté du ministre Koen Geens. «J’ai énormément misé sur la concertation sociale et il serait à déplorer que d’autres actions soient encore organisées. J’espère vraiment que nous pourrons enfin mettre en pratique ce service minimum garanti».

Koen Geens souligne encore qu’il «négocie et se concerte en permanence depuis 2017 avec les syndicats sur l’instauration du service minimum, une exigence du Conseil de l’Europe».