Les forces spéciales réclament une solution politique au problème des primes d’assurance

Les forces spéciales réclament une solution politique au problème des primes d’assurance

(photo prétexte) AFP

Les forces spéciales rappellent «l’urgence» de résoudre le problème d’assurance auquel sont «confrontés à peu près tous les soldats, policiers et pompiers».

Les deux incidents dont des Casques bleus belges ont été victimes ce mois-ci au Mali, à chaque fois causés par l’explosion d’un IED (engin explosif improvisé), ont incité le groupe des Forces spéciales (SFG, une unité d’élite) à rappeler au monde politique l’«urgence» à résoudre un problème d’assurance.

Il y a deux ans, un jeune opérateur du Special Forces Group, Dimitri Traïnis, a trouvé la mort lors d’un saut en parachute de nuit dans les environs de Yuma (Arizona, sud-ouest des États-Unis).

«Ses parents ont été contraints, en plus de la perte de leur fils, de mener une longue bataille juridique contre les compagnies d’assurances afin de recevoir l’assurance solde restant dû à laquelle ils avaient droit», a indiqué le SFG dans un message posté sur sa page Facebook.

Selon cette petite unité d’élite casernée à Heverlee, près de Louvain, «tous les soldats, policiers et pompiers acceptent les risques inhérents à leur profession pour protéger et défendre notre communauté. À l’heure actuelle, ils ne sont pas systématiquement couverts par leur assurance ou doivent payer des primes supplémentaires exorbitantes pour pouvoir exécuter leur travail».

Le SFG estime que les modalités d’une assurance vie ou via un solde restant dû ne devraient plus être laissées à l’appréciation du secteur privé. «Les potentielles veuves et orphelins de ceux qui sont prêts à donner leur vie pour notre sécurité méritent de meilleures garanties», souligne le message.

Il rappelle que la Défense a élaboré des propositions concrètes. «Mais ces solutions nécessitent un soutien politique», réclame le SFG.

Question à la Chambre

Cette question d’assurance a encore été évoquée mercredi en commission de la défense de la Chambre.

En réponse à une question, le ministre de la Défense, Philippe Goffin (MR), a assuré que l’assurance hospitalisation proposée par son département à son personnel «est comparable à une police d’assurance civile en termes de couverture». Cette assurance n’est toutefois pas obligatoire.

Selon M. Goffin, le calcul de la prime dépend de la catégorie d’âge du membre du personnel et non de la fonction exercée. La prime pour ces membres de la Défense qui ont souscrit à cette assurance est entièrement payée par le ministère de la Défense.

«Il n’y a donc pas de différence de prime pour les personnes concernées. Il peut arriver que les primes soient élevées pour les polices d’assurance souscrites directement entre un assuré et un assureur. C’est l’une des raisons pour lesquelles le ministère de la Défense propose cette police d’assurance collective», a conclu M. Goffin.