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Coronavirus en Chine: au moins 11 Belges dans les régions concernées

Coronavirus en Chine: au moins 11 Belges dans les régions concernées

Les efforts pour contenir la propagation de l’épidémie sont déployés par les autorités chinoises, comme ici, à Wuhan, le berceau du virus. AFP

Les Affaires étrangères ont la certitude qu’au moins 11 Belges se trouvent pour l’instant dans les régions chinoises concernées par le nouveau virus. Il s’agit de personnes qui se sont enregistrées via l’ambassade, un consulat ou le site ad hoc des Affaires étrangères.

L’ambassade de Belgique en Chine les a toutes contactées par e-mail, ont indiqué vendredi les Affaires étrangères.

«Nous suivons la situation et avons appelé nos compatriotes à la prudence, à éviter les marchés aux animaux, les animaux vivants et morts, la consommation de viande crue et le contact avec les personnes malades.» Les Affaires étrangères invitent également à observer une bonne hygiène des mains et à consulter un médecin au moindre symptôme de la maladie comme de la fièvre ou des difficultés respiratoires.

«La situation évolue vite, nous conseillons donc à toutes les personnes qui se rendraient en Chine de suivre les instructions des autorités locales et de l’Organisation mondiale de la Santé.»

L’avis des Affaires étrangères pour la Chine a été adapté. Les voyages non-essentiels dans la province du Hubei sont temporairement déconseillés. Il est possible de voyager dans le reste du pays en respectant les précautions d’usage, selon l’avis.

Second cas de virus chinois confirmé aux États-Unis, analyses en cours sur 50 patients

Une femme sexagénaire revenue de Wuhan le 13 janvier et habitant Chicago a été infectée par le nouveau coronavirus chinois, ont confirmé vendredi les Centres de contrôle et de prévention des maladies (CDC), le second cas aux États-Unis.

Hospitalisée principalement dans le but d’empêcher des contaminations, «elle se porte bien cliniquement» a dit Allison Arwady, responsable de santé publique à Chicago, dans une conférence téléphonique avec la presse. Elle n’a pas pris les transports en commun et a eu très peu de contacts depuis son retour de Chine, a-t-elle dit. «Tout est très rassurant en termes de risque d’infection pour le grand public», a-t-elle assuré.

Nancy Messonnier, responsable des CDC pour les maladies respiratoires, a indiqué qu’en tout 50 patients faisaient en ce moment l’objet d’analyses pour confirmer si leurs symptômes étaient dus au virus, baptisé 2019-nCoV. Ces tests à partir d’un échantillon sanguin sont réalisés à Atlanta, au siège des CDC, mais seront prochainement décentralisés.

Onze autres personnes ont reçu un résultat négatif et deux cas ont donc été confirmés, d’abord dans l’État de Washington, puis à Chicago. L’homme de l’État de Washington va bien et aucune des personnes de son entourage n’a de symptômes, selon Nancy Messonnier.

En tout, ces 63 personnes sont réparties dans 22 États.

«Bien qu’il reste de nombreuses inconnues, les CDC estiment que le risque immédiat pour les Américains reste faible à ce jour», a martelé Nancy Messonnier. Elle a également indiqué que la période d’incubation du virus était apparemment d’environ deux semaines et que les personnes infectées ne semblaient pas être contagieuses avant l’apparition des symptômes.

Selon Martin Cetron, responsable des quarantaines aux CDC, 2.000 personnes débarquant de 200 vols ont fait l’objet de contrôles à l’arrivée dans les cinq aéroports américains surveillés par les CDC depuis vendredi dernier, mais aucun n’a testé positif au virus.

Les autorités américaines réfléchissent toutefois à «changer leur approche» de contrôles, puisque les voyageurs arrivant sans fièvre ni symptômes peuvent quand même avoir été infectés, a expliqué Martin Cetron.