TENNIS

Open d’Australie: le retour de Goffin sera «une arme importante» contre son «pote» Herbert

Open d’Australie: le retour de Goffin sera «une arme importante» contre son «pote» Herbert

BELGA

David Goffin (ATP 11) va tenter, jeudi à Melbourne, de continuer sur la lancée de son bon premier match à Melbourne contre Jérémy Chardy (ATP 58) pour se hisser au troisième tour de l’Open d’Australie de tennis.

Le Liégeois de 29 ans rencontrera en troisième match sur le court N.8, un autre Français, Pierre-Hugues Herbert (ATP 64), un de ses meilleurs amis sur le circuit ATP.

«Ce que je peux encore améliorer, c’est d’essayer d’avoir le même relâchement depuis le début du match», a analysé Goffin. «J’ai été crescendo et à partir du deuxième set, j’ai joué mon meilleur tennis contre Jérémy. Raison pour laquelle, je me donnerais un 16 sur 20 pour ce premier match. C’est une bonne cote», a-t-il souri. «Plus je passais du temps sur le court, mieux je me sentais. J’aurais même encore pu continuer tellement je bougeais bien et je frappais bien la balle. L’idéal serait de commencer directement comme ça.»

«On est potes, mais on voudra tous les deux gagner»

David Goffin s’est préparé tranquillement mercredi pour ce petit match entre amis à Melbourne, en se contentant de faire «du panier», comme l’on dit dans le jargon, avec son coach Thomas Johansson. Le N.1 belge a toujours battu Pierre-Hugues Herbert en trois précédentes confrontations, mais il reste néanmoins sur ses gardes.

«On est potes, mais on voudra tous les deux gagner», a-t-il poursuivi. «Pierre-Hugues n’aura rien à perdre, et il faudra que je fasse abstraction de cette amitié, que je fasse mon match comme d’habitude. En général, dans ces matchs-là, le fait que ce soit un pote, cela n’interfère pas dans ma manière de jouer. J’essaie de faire le maximum, pour gagner ce match quoi qu’il arrive. J’ai très bien retourné contre Jérémy et je sais que ce sera une arme importante. Pierre-Hugues peut avoir de très bons passages au service, mais en mettant la pression dès le début, j’espère qu’il perdra un peu le rythme et que j’aurai des occasions de le breaker.».

Le double Gillé-Vliegen attend la paire Herbert-Mahut: «Un beau défi»

Sander Gillé (ATP 44) et Joran Vliegen (ATP 37) ont remporté, mercredi à Melbourne, le tout premier match de leur carrière à l’Open d’Australie de tennis qu’ils jouent pour la première fois. Les deux Limbourgeois ont facilement disposé des Espagnols Pablo Andujar et Feliciano Lopez (ATP 51) sur le court N.14. Passant 83% de premiers services et réussissant à gagner 41% des points en retour, ils se sont imposés 6-4, 6-1 en 1h08.

«Nous sommes très contents de cette entrée en lice», a confié Sander Gillé, le droitier. «Nous avons bien commencé l’année avec une très chouette expérience à l’ATP Cup et une demi-finale à Auckland. Et là, nous avons disputé un très bon match. Nous avons bien appliqué les schémas de jeu dans lesquels nous excellons. Nous avons gardé les choses simples, fait ressortir nos points forts et ils ne sont jamais parvenus à nous mettre en difficulté. Nous n’avons pas concédé la moindre balle de break et nous avons mis beaucoup de retours dans le court. Bref, très heureux.»

Sander Gillé et Joran Vliegen devraient désormais avoir le match qu’ils espéraient après l’annonce du tirage au sort. La meilleure paire belge actuelle attend, en effet, de défier ni plus ni moins que Pierre-Hugues Herbert (ATP 6) et Nicolas Mahut (ATP 3), tenants du titre et vainqueurs des ATP Finals, le Masters à Londres. À condition que les Français, tête de série N.1, battent le duo composé de l’Italien Simone Bolelli (ATP 86) et du Français Benoît Paire (ATP 100).

«Nous sommes ravis d’avoir franchi ce premier écueil. Désormais, nous pouvons aborder la suite sans pression. Nous sommes convaincus que nous avons les armes pour les ennuyer. Simplement, contre eux, il faudra que tout se mette bien. Mais nous sommes en confiance et en double, dans un bon jour, beaucoup de choses sont possibles», a expliqué Joran Vliegen, le gaucher. «Ils font partie d’une de ces paires, avec les Colombiens Cabal et Farah, que nous avons rencontrées en finale de la Coupe Davis, qui sont au-dessus du lot. Ces gens font tout bien, service, volée, retour et ils ne donnent rien à l’adversaire. C’est impressionnant et ce sera donc un beau défi», a conclu Sander Gillé.