MONDE

Greta Thunberg et Donald Trump dos-à-dos au forum économique mondial de Davos

La jeune activiste suédoise regrette que rien n’ait été mis en place pour diminuer les émissions de CO2. De son côté, le président américain fustige ce qu’il appelle les «prophètes du malheur».

Dans le cadre enneigé de la station de ski des Grisons (Suisse), le réchauffement climatique domine cette année le Forum économique mondial (WEF), à l’heure où les entreprises rivalisent de promesses et les gouvernements de discours alarmistes.

Comme une douche froide pour l’élite économique et politique réunie à Davos, la militante du climat Greta Thunberg a déploré mardi que «rien n’ait été fait» pour le climat en dépit de tous les discours en faveur de l’environnement.

Certes, «le climat et l’environnement sont un sujet d’actualité aujourd’hui», mais «en pratique, rien n’a été fait», «les émissions de CO2 n’ont pas diminué», a martelé la jeune Suédoise devant les grands patrons et responsables politiques réunis jusqu’à vendredi. Ce n’est pourtant pas faute de recevoir l’attention médiatique, a-t-elle estimé, avec comme une pointe d’amertume. «Je ne peux pas me plaindre de ne pas être écoutée. On m’écoute tout le temps», a dit la militante, devenue égérie mondiale de la mobilisation des jeunes pour le climat.

«Prophètes de malheur» et «prédictions apocalyptiques»

Le président américain Donald Trump a de son côté fustigé les «prophètes de malheur» et les «prédictions d’apocalypse» lors d’un discours mardi à Davos, auquel assistait la militante du climat Greta Thunberg.

«Nous devons rejeter les éternels prophètes de malheur et leurs prédictions de l’apocalypse», a-t-il dit à la tribune, peu après que la jeune Suédoise eut regretté que «rien n’ait été fait» pour enrayer le changement climatique.

Après avoir débité sur un ton plutôt monocorde une longue liste de réussites économiques et sociales, ayant valu aux États-Unis «un boom comme on n’en a jamais vu auparavant», le président américain a vanté l’abondante production d’hydrocarbures des États-Unis, «numéro un mondial du gaz et du pétrole», et leur indépendance énergétique. Sans jamais mentionner les énergies renouvelables.

Sur le web

Sur Twitter, les internautes ont abondamment commenté l’opposition de styles, non sans humour pour certains.