POLITIQUE

Le CD&V maintient sa volonté d’une majorité avec la N-VA

Le CD&V maintient sa volonté d’une majorité avec la N-VA

BELGA

La possibilité de confier au président de la N-VA, Bart De Wever, une mission après celle des informateurs Bouchez (MR) et Coens (CD&V) est évoquée avec insistance ces derniers jours.

Le CD&V estime toujours que le futur gouvernement fédéral doit disposer d’une majorité aussi bien du côté francophone que flamand, a souligné mardi le chef de groupe des chrétiens-démocrates à la Chambre, Servais Verherstraeten. En d’autres termes, une coalition fédérale doit inclure la N-VA.

«S’il y a une chose claire, c’est que la ligne du CD&V est la même depuis huit mois: il faut un soutien le plus grand possible au nord et au sud du pays, et le plus facile sera de rassembler les deux plus grandes formations (PS et N-VA). Je suis content que les informateurs, à propos desquels on se montre parfois dénigrant, sont parvenus à faire une note avec des accents qui se sont déplacés et, apparemment, à mettre autour d’une table le PS et la N-VA», a-t-il déclaré sur les ondes de la VRT.

Plusieurs réunions en perspective

Une réunion a eu lieu dimanche et d’autres pourraient suivre. À écouter lundi matin le ministre-président wallon, Elio Di Rupo (PS), la N-VA n’a toutefois rien changé à ses revendications. L’ex-président du PS a donc appelé le CD&V à faire un choix entre l’unité du pays ou sa déchirure.

«Elio Di Rupo connaît très bien le CD&V et sait que nous sommes contre la scission de ce pays. Nous voulons une Flandre forte mais aussi une Belgique forte. Et il faut des réformes de l’État pour donner aux gens la politique la plus efficace possible», a expliqué M. Verherstraeten.

Le chef de groupe CD&V estime qu’il est encore trop tôt pour se prononcer. «Mais j’ai appris ces derniers huit mois que ce qui est possible aujourd’hui semble impossible le lendemain et inversement», a-t-il ajouté.