SPORTS

Marcel, le footballeur devenu joggeur

À 75 ans, Marcel Denis reste très actif sur le plan sportif. ÉdA

Si on connaît Marcel Denis comme responsable du Challenge du BW, peu de gens connaissent son parcours sportif.

À 75 ans, Marcel Denis fait partie intégrante du paysage sportif du Brabant wallon. Si on le connaît comme responsable, avec son épouse Patricia, du Challenge du Brabant wallon, c’est un peu oublier que Marcel est un adepte de la pratique sportive. «J’ai débuté le sport à l’école, en humanité au pensionnat Don Bosco. C’est là que je suis tombé dans le bain. On était obligé de jouer au football matin, midi et soir…»

Le natif de Sart-Risbart qui a habité Archennes (Grez-Doiceau) toute son adolescence s’est inscrit, sans l’accord de ses parents, au club de football de Grez-Doiceau. «Mon père était furieux. Un “Verschueren” de Louvain était venu le voir car j’étais très rapide en course à pied. Il voulait me faire courir… Et puis, à la maison, c’était les études avant le sport.»

Assez actif et déjà organisateur dans l’âme, avec ses potes du village dont Daniel Overstyns et Paul Charlet, il organise des petites courses cyclistes entre copains.

«On allait au domaine du Bercuit y rouler mais on s’est fait attraper par le garde privé… On était une belle petite équipe!»

Plutôt doué au football, Marcel sera transféré à Wavre Sport. Il jouera aussi à Beauvechain puis à Limelette. «Et puis un jour, dans le vestiaire, pour un pari, avec un bac de bières à la clé, j’ai décidé de m’aligner sur une course Leuven – LLN. J’ai dit: je le fais! Je suis parti très vite, j’étais dans les premiers, mais une fois le bois de Meerdael, tout le monde me passait. Cela s’est fortement compliqué arrivé à Doiceau mais les ambulanciers qui suivaient la course m’ont encouragé. Au courage, j’ai terminé. Au lieu d’être dégoûté, j’ai eu envie de courir. J’avais 39 ans l’époque.»

Le début d’une grande aventure pour Marcel Denis!

 

 

La course à pied, c’est l’amitié avant tout»

 

Le marathon, c’est le mythe. Pour Marcel Denis, c’est plus qu’un aboutissement. «Je me suis lancé sur le projet de faire un marathon avec les sportifs de l’UCL et Willy Williquet. Objectif Marrakech! J’avais assez peur du “ mur’’. Cela reste mon plus beau souvenir en le bouclant en 3h43. Face au marathon, on est un colosse aux pieds d’argile. À l’arrivée, je pleurais d’avoir terminé. C’était… magnifique. Je compte finalement dix-sept marathons à mon actif dont le plus rapide, à Echternacht avec 3h16'08".»

Marcel Denis a connu d’autres belles expériences sportives comme le Tour de Belgique, disputé à douze reprises ou encore la Mosane, épreuve disparue tout comme les sentiers de Soignes. L’homme estime être un privilégié. «La chance que j’ai? Une bonne santé. Je ne fume pas, j’aime bien boire mon verre sans exagérer. Et puis, la course à pied, c’est l’amitié avant tout. Souffrir ensemble, cela lie! C’est beau de voir les gens se taper sur l’épaule quand ils terminent…»

 

En bref

 

Il a découvert le jogging à 39 ans

 

C’est donc à 39 ans que Marcel Denis débute la course à pied. «J’ai commencé par des courses Adeps puis avec Jean Aerts sur le Challenge du BW. À l’époque, il y avait entre soixante et septante participants… J’ai fait aussi le Delhalle. On a alors créé avec Roland Poulain le club Antilob puis, un peu plus tard, celui du Ronvau.»

C’est là, à Chaumont-Gistoux, que Marcel organise la première course avec l’Adeps, au centre du village. «Puis une seconde avant de demander à Daniel Louagie, responsable du Challenge du BW, pour faire partie de leur calendrier. Et cela a bien marché.»

Marcel Denis a aussi créé Hoegaerden – Chaumont-Gistoux en 1998. «Les deux gouverneurs du Brabant (wallon et flamand) ont donné le départ, l’occasion de nous rapprocher!»

 

Des distinctions

 

Policier retraité, Marcel Denis a été reconnu à plusieurs reprises pour ses actions multiples. «J’ai eu la médaille du Parlement de Wallonie pour le sport, le mérite sportif pour services rendus à Chaumont-Gistoux, celui du bénévolat à Ottignies et puis, avec mon métier, la Croix de Chevalier.»

 

Pas question de laisser tomber le Challenge Brabant wallon

 

Avec le cœur sur la main, Marcel Denis est donc à la tête du Challenge du BW depuis plus de dix ans. «Daniel Louagie s’épuisait, il parlait de plus en plus de tout arrêter. J’en ai parlé avec Patricia, mon épouse, car on ne voulait pas que cela s’arrête. On s’est finalement décidé voici un peu plus de dix ans à reprendre l’organisation. Pas question de laisser tomber le Challenge. Mais là, on commence à devenir trop vieux pour cela…»


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