TOURNAI

La magie ne s’interrompra pas de sitôt

La magie ne s’interrompra pas de sitôt

Le Ballet du Hainaut retournera en l’église Saint-Jacques les 8 et 9 février. Dimitri Demarque

Dans un cadre sublime, le Ballet du Hainaut, compagnie JJVV, se produira le week-end des 8 et 9 février.

En ce début d’année nouvelle, la troupe du Ballet du Hainaut se produira ces 8 et 9 février prochains dans un écrin de choix, le cœur du plus ancien et du plus bel édifice de la cité des Cinq Clochers: l’église Saint-Jacques. C’est la seconde fois que les danseurs du BDH foulent le sol de ce lieu d’exception.

Cette fois encore, Jean-Jacques Van Velthem laisse carte blanche à de jeunes chorégraphes dans diverses disciplines proposées par l’école du Ballet du Hainaut.

Ainsi, Abdoul Sy suggèrera son «body language»: la rencontre de divers danseurs de milieux différents ayant un seul point commun, le langage du corps… Malgré leur différence de culture, de style de danse et de vie sociale, les danseurs devront apprendre à cohabiter en unissant leurs styles.

Dans le ballet De l’ombre à la lumière, Stefania Brogno proposera une brève allégorie de la danse classique à travers les époques.

Véritable berceau des émotions, qu’elle soit des siècles passés ou contemporaine, la danse transporte et permet d’exprimer tous les mots que la parole ne peut dire.

Le reste est une composition néoclassique, contemporaine, du jeune et talentueux Jordan Lysen, exprimant ce qu’il reste une fois que nous avons perdu quelqu’un ou quelque chose. Que devenons-nous? Que reste-t-il? Devons-nous surmonter cette épreuve ensemble?

Dans son ballet moderne Nightmare, Audrey Lacave traitera le mal de notre société: peur, oppression et angoisse. « Est-ce la société actuelle qui nous pousse au-delà de nos limites ou le masque que nous portons est-il trop lourd? Comment se libérer des ondes négatives qui nous polluent chaque jour?»

Dans Umano, le binôme Olivia Bertrand/Jordan Lysen chorégraphiera de façon exacerbée les instincts primaires qui habitent l’humain. Les danseurs, à l’instar d’une meute de loups, tentent de mettre en lumière l’amour passionnel, la possessivité entre l’homme et la femme.

La violence se joint au show accompagné de son lot d’états d’âmes. Ce ballet se voulant aussi émotif qu’animal mettra tout de même un point d’honneur à respecter et à partager avec le public la légèreté du mouvement. Ce quadrille poussera le spectateur à se remettre en question sur la conception qu’il se fait de l’amour et comment cet amour est vécu par les deux individus et ceux qui l’entourent. Prenant, captivant, interrogateur, ce ballet sera présenté dans le cadre du Ramdam Festival.

Univers’elles, où Caroline Hottekiet proposera un ballet néoclassique, tentera d’exprimer les difficultés universelles des femmes dans le monde.

En somme, ancré dans un mouvement dynamique, le Ballet du Hainaut n’a pas fini de faire scintiller les yeux de tous ceux qui, depuis tant d’années lui sont fidèles: spectateurs, danseurs, techniciens, costumières, conseillers, amis… de la danse!

La magie n’est pas près de s’interrompre!

Samedi 8 février – 20 h de l’ombre à la lumière/umano/univers’elles/le reste Dimanche 9 février – 17 h umano/le reste/nightmare/body language 20€ ou 30€ pour les deux jours. Préventes «Le Camaïeu» 13 rue Saint-Jacques à Tournai 0475 97 78 65 ou 069 21 35 54


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