BRUXELLES

Une mineure française serait contrainte de se prostituer en Belgique: Sept personnes interpellées

Une mineure française serait contrainte de se prostituer en Belgique: Sept personnes interpellées

BELGA

Le parquet de Bruxelles a confirmé mercredi, selon une information de La Capitale, que sept personnes ont été interpellées à Bruxelles pour des faits de prostitution.

L’enquête avait été ouverte suite à la disparition d’une mineure d’âge en France et à l’information selon laquelle elle serait contrainte de se prostituer en Belgique.

«Une instruction a été ouverte à Bruxelles suite à la disparition d’une mineure d’âge en France, qui serait contrainte de se prostituer en Belgique», a déclaré mercredi le parquet de Bruxelles.

«L’enquête, menée par la section «crime» de la zone de police Bruxelles-Midi, a rapidement pu aboutir à la découverte de la jeune fille et à l’arrestation de plusieurs suspects», a-t-il poursuivi. «Sept suspects ont été interpellés, dont l’organisateur de la prostitution de la jeune fille. Ils ont tous été placés sous mandat d’arrêt du chef d’exploitation de la prostitution d’une mineure de plus de 16 ans, avec la circonstance qu’il s’agit de l’activité principale d’une association de traite d’êtres humains», a indiqué le parquet.

D’autres jeunes filles également concernées

Le dossier révèle que d’autres jeunes filles, ressortissantes françaises également, auraient aussi été victimes de ces faits. Mais l’enquête est toujours en cours pour les identifier, selon le parquet.

Selon La Capitale, l’interpellation des suspects a eu lieu dans la nuit du 4 au 5 janvier derniers et deux rappeurs bruxellois figurent parmi ceux-ci. La victime aurait été retrouvée dans un appartement à Uccle.

D’après le quotidien, les enquêteurs suspectent l’un des rappeurs d’avoir organisé la prostitution de la jeune fille sur le site Web «Quartier rouge».

Dans un précédent dossier judiciaire jugé en juillet 2016, plusieurs membres du groupe bruxellois de rap «Négatif Clan» avaient été condamnés pour viol et incitation à la débauche de jeunes femmes, qu’ils avaient «placées» sur ce même site Web de prostitution «Quartier rouge». Ils avaient également été condamnés pour des faits de violence avec séquestration, extorsions, trafic de drogue et organisation criminelle.