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Quand la danse est résistance

Quand la danse est résistance

ÉdA

En ce début de décennie, découvrez l’ouvrage «Résilience 2.0" de Romina Carota, danseuse, chorégraphe liégeoise d’origine italienne fascinée par le «krump», une danse dont l’histoire et la philosophie résonnent avec son propre parcours. Hip, hop, plongez au cœur des cultures urbaines.

Le Krump? C’est une danse urbaine hip-hop qui s’invite souvent dans les clips de Prodigy, Missy Elliot ou Christina Aguilera. La trentenaire la pratique lors de ses ateliers et ses spectacles. Romina a grandi dans un quartier populaire et multiculturel. Ado un brin rebelle mais curieuse de tout, elle chamboule un parcours tout tracé pour vivre sa passion pour la danse. Le déclic? «Un voyage humanitaire au Maroc et la découverte du plaisir de lire». Elle avale les livres de ses semblables, issus aussi de l’immigration, la génération hip-hop dont Rachid Djaïdani, Faïza Guène. Elle suit une formation d’animatrice socioculturelle. Passionnée par les danses urbaines, battante dans l’âme, elle utilise le hip-hop comme outil d’émancipation et d’insertion des filles dans les Maisons de Jeunes (MJ) et dans la société. Son projet pédagogique «Espoir Urbain» est né du constat du manque de mixité au sein des MJ. Grâce aussi à de belles rencontres, elle a fait de ses ateliers danse son cheval de bataille. À 34 ans, elle est gestionnaire de projets Cultures Urbaines à la Ville et vient de produire «Facce Nere», un premier documentaire entre Belgique et Abruzze, un travail de mémoire sur l’immigration italienne et le douloureux souvenir du Bois-du-Cazier. Son livre est un outil de travail à l’intention des travailleurs de la jeunesse. Il convie à transformer ses faiblesses en véritables forces.» 2.0"? «Car c’est une nouvelle et meilleure version de soi-même!»