La vannerie pour passion

ÉdA

Il est des métiers dont il est impossible de dater l’apparition. La vannerie en fait partie, tant son usage et ses créations ont traversé les siècles. Il y a 5 ans, ce savoir-faire ancestral a passionné Audrey Alvarez, une Ladeuzoise d’adoption, qui a dès lors décidé de changer de cap.

Installée en pleine campagne, entourée de saules têtards centenaires, Audrey Alvarez, une française d’origine à l’accent méditerranéen, expérimente et perpétue l’art du tressage de l’osier. Paniers, corbeilles, décorations… Le champ des possibles est vaste avec ce matériau aux qualités ancestrales. Seule vannière de la famille, elle explique son attrait pour cet art comme le résultat d’un véritable coup de foudre. «J’ai toujours été attirée par le travail du bois. J’adore l’idée de concevoir un objet utile pour le quotidien et local avec une matière première à travailler soi-même», confie-elle. Diplômée en Arts appliqués à Saint Luc (Tournai), Audrey décide de délaisser peu à peu son métier de graphiste au profit de sa passion. Le savoir-faire, elle l’acquiert en Haute-Marne, au sein de l’École Nationale de Vannerie et d’Osiériculture, l’un des seuls établissements qui enseigne l’art de tresser. Son apprentissage se poursuivra ensuite auprès de son mentor, Pascal Lafon, l’un des derniers vanniers pratiquant la vannerie en châtaigner dans le Var. À l’heure où le plastique à usage unique est mis au ban, la vannerie pourrait ainsi connaître un nouvel essor. «La vannerie, c’est un retour aux sources, le souci de l’écologie, le respect de l’environnement car un panier est toujours réparable.» Envie de vous initier à l’architecture végétale? Un atelier pour débutant aura lieu le 26 janvier à la ferme Calbreucq à Chièvres.

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