Proximag

Ah les champignons de Paris

Gigi «l’amoroso des champignons», mieux connue, sous le nom de Gigi Robb (Studio photo), a eu l’idée de se lancer, avec son fils Arthur, dans la myciculture.

«Nous disposions d’un espace inoccupé, au Studio, révèle t-elle. On s’est dit que le bio et le commerce de proximité, étant dans l’air du temps, ce lieu plutôt sombre ferait une bonne champignonnière.» Mère et fils ont alors lu énormément sur le sujet avant de suivre une formation dans le domaine. «Nous avons appris les rudiments de la culture: température constante, hygiène très stricte… Et, notamment qu’il n’est pas bon de les faire pousser en présence d’une autre sorte, sous peine de les voir se livrer bataille et d’anéantir la récolte. Le champignon contient énormément de fibres et de vitamines.» L’activité a débuté tout récemment, après qu’ils se soient assurés qu’elle pouvait se faire dans de bonnes conditions. Quelques restos de bonne renommée, tels que: Le Sabot, Les Enfants Terribles, L’Épicerie, se poussent déjà au portillon pour pouvoir intégrer à leur cuisine, cette production certifiée bio, sur laquelle Gigi et Arthur veillent quotidiennement. «C’est un sujet fascinant. sans compter que l’on sent le réel attrait des gens pour un bio véritable.» Car, en effet, le produit est bel et bien local, contrairement à d’autres venus par avion… Pleurotes, shiitakés et champignons de paris blancs ou bruns proposés ne sont pas réservés qu’aux restaurateurs. Cependant, il importe de ne pas oublier qu’il s’agit d’une production modeste dont les instigateurs veulent conserver un rendement à petite échelle visant à privilégier la qualité. Sans oublier qu’étant dans la culture bio, on reste dépendant de la pousse naturelle qui se fait à son propre rythme, celui imposé par dame nature. Eh oui, Boletus «qualitatus!»

Boletus Rue des Brasseurs, 95 à Tournai 0472 34 43 51