NAMUR

Les cabinets ministériels visés par des enveloppes de poudre blanche

Les différents cabinets ministériels wallons, situés à Namur et à Jambes, ont reçu, jeudi matin, une lettre anonyme accompagnée d’une poudre blanche suspecte.

La procédure anthrax a été déclenchée, conduisant au confinement des bâtiments concernés et du personnel dans l’attente d’autres consignes, ont indiqué plusieurs porte-parole des ministres régionaux, confirmant une information de la RTBF.

Selon nos informations, sept cabinés sont touchés, dont ceux les cabinets Morréale, De Bue, Crucke et Borsus. «Certains cabinets ont été évacués», nous confirme-t-on chez le ministre Borsus. Entre cinq et dix personnes sont confinées dans chacun de ces cabinets.

Chez Crucke, tout le personnel a dû passer à la douche mise en place par les pompiers. «Ici, nous n’avons pas ouvert le courrier car nous avions été informés par un autre cabinet. Pour l’instant, on attend de savoir si on doit quitter le bâtiment ou pas».

PHOTOS | Les cabinets ministériels wallons évacués: «Une journée de perdue!»

Réunis à l'Elysette pour leur conseil hebdomadaire, les ministres régionaux sont eux aussi confinés. La protection civile et les pompiers se sont rendus sur place pour une procédure d'incidence chimique.

Mise à jour : Peu avant midi, une partie des ministres - Céline Tellier, Philippe Henry et Pierre-Yves Dermagne - a pu quitter les lieux. Les autres membres du gouvernement sont toujours bloqués à l'intérieur.

Aucun courrier suspect n'a par contre été reçu au Parlement de Wallonie où une partie des députés régionaux est attendue dans l'après-midi pour plusieurs réunions de commissions parlementaires.

Des bâtiments communaux aussi visés

Le courrier suspect a également été reçu dans des bâtiments communaux, dont l'Hôtel de Ville de Namur, a indiqué la police de la zone Namur Capitale jeudi midi.

"Immédiatement, l'alerte a été donnée, ce qui a permis de dépêcher sur place, rapidement, les services de police et de secours. Ils y ont déployé les mesures préventives et de sécurité nécessaires dans tous les cabinets", précisent les forces de l'ordre.

"Suivant les procédures habituelles, les personnes qui ont été en contact avec ces enveloppes suspectes sont confinées", ajoute la police qui assure enfin poursuivre ses "opérations de sécurisation et de prise en charge nécessaires".