NEUPRÉ

Propos injurieux sur Facebook: Benoît Hons (Neupré) écarté de l’école où il enseigne

Propos injurieux sur Facebook: Benoît Hons (Neupré) écarté de l’école où il enseigne

Benoît Hons a démissionné de ses fonctions politiques. EdA

En plus d’avoir été exclu du PS, Benoît Hons est écarté de sa fonction de maître-assistant à la Haute Ecole de la Province de Liège. Cette mesure administrative a été adoptée en raison des propos qu’il a tenus publiquement sur Facebook, le 28 décembre dernier, à l’égard des gens du voyage.

«Lesdits propos, abondamment relayés par la presse et les réseaux sociaux, sont considérés comme contraires non seulement au devoir de réserve et de dignité qui incombe à tout fonctionnaire mais aussi aux valeurs inscrites dans le projet pédagogique social et culturel de la Haute Ecole de la Province de Liège, auxquels l’intéressé a souscrit en sa qualité d’enseignant», a précisé le collège provincial dans un communiqué. De plus, le collège provincial a chargé son administration de procéder sans délai à plus ample instruction du dossier.

En voyage à Séville (Espagne), Benoît Hons, Premier échevin à Neupré, a été victime d’un vol. Juste après, il s’était exprimé sur son mur Facebook, en qualifiant les gens du voyage de «spécimens parasites, vivant du vol et pondant leur engeance dans des poubelles roulottes voire dans leurs grosses Mercedes...». Des propos qui lui ont coûté sa place d’échevin.

Exclu vendredi du PS, Benoît Hons, vivement critiqué sur les réseaux sociaux, a finalement démissionné de tous ses mandats au sein de la commune de Neupré.

«Ma compagne et moi avons été abordés par plusieurs femmes appartenant à la communauté des gens du voyage qui voulaient nous vendre des brins de romarin», a expliqué Benoît Hons, sur son mur Facebook. «À plusieurs reprises, nous avons décliné leur offre. Un quart d’heure plus tard, assis très isolés sur les bancs en azuléjo représentant les Provinces d’Espagne, j’ai été stupéfait de voir mon sac de voyage (papier d’identité, carte de banque, lunette de vision et argent) disparaître sur le patio-balcon surplombant la place. Le temps de monter par les escaliers sur le patio, aucune trace ni des voleurs ni de mes biens. J’ai interpellé la police qui m’a indiqué qu’elle était démunie face aux voleurs professionnels et aux personnes que les policiers m’ont désignés. (...)» Il a ensuite posté un message sur Facebook «indiquant clairement ma colère face aux personnes que m’a désignées la police».

«Je n’aurais pas dû viser une communauté entière»

«Assurément», a poursuivi Benoît Hons, «les propos que j’ai tenus sous le coup de la fatigue, de l’émotion et de la grande difficulté de m’orienter sans lunette de vue, ont dépassé une juste vue des choses. Si je reste persuadé qu’une attitude plus ferme et plus sécurisante devrait être menée par les forces de sécurité, il est clair que je n’aurais pas dû viser une communauté entière mais plutôt les individus malveillants que j’ai croisés sur ma route. Mon parcours de vie n’est entaché d’aucune forme de racisme ni de xhénophobie. L’altérité et le voyage vers l’autre ont toujours guidé ma philosophie et ma conduite. J’ai un profond respect pour les cultures du monde. Par contre, comme citoyen actif, je n’ai aucun problème à exprimer mes opinions sur le contexte de crise identitaire que traverse l’Europe. Sans aucun doute devrais-je exprimer mes points de vue plus sereinement et avec plus de retenue et de recul.»

Et Benoît Hons de conclure: «Je présente toutes mes excuses à toutes les personnes que j’ai offensées dans leur identité, leur culture et leur mode de vie.»