CINÉMA

Les films qu’il ne fallait pas voir en 2019

Les films qu’il ne fallait pas voir en 2019

Définitivement, on n’attend plus Franck. -

Mettons fin à une légende: le critique n’aime pas «dire du mal»; le critique ne «dit du mal» que parce qu’il a le droit, légitime, de se venger pour avoir perdu, chaque semaine, plusieurs heures de sa vie devant d’indigestes bouses. Une réalité trop longtemps méconnue du grand public et qui devrait, à n’en point douter, devenir l’un des enjeux de société majeur de la décennie à venir. En attendant ce grand soir, nous allons «dire du mal». Et partager avec vous nos dix moments de souffrance de l’année écoulée. Ne nous dites pas merci, c’est pour nous.

 

1ALL INCLUSIVE de Fabien Onteniente

 

 

Pourquoi il fallait le fuir

 

Parce que Camping, ce n’était déjà pas drôle. Et que ceci est pire encore. Fabien Onteniente, ou comment repousser toujours plus loin les limites, pourtant déjà malmenées, de la comédie beauf à la française.

 

Le trouble qui vous guette si vous le regardez quand même

 

L’ablutophobie. Ou la peur de se baigner. Ce qui n’est pas illogique quand on doit simultanément y côtoyer Franck Dubosc, François-Xavier Demaison, Josiane Balasko et même le si sympathique Thierry Lhermitte, venu cachetonner en maillot de bain.

La critique publiée le 13 février par Élise LENAERTS

 

2JOYEUSE RETRAITE! de Fabrice Bracq

 

 

Pourquoi il fallait le fuir

 

Rien que pour Thierry Lhermitte, décidément de tous les bons coups cette année? C’est un argument parmi d’autres pour fuir cette comédie qui donnerait presque envie d’euthanasier tout le troisième âge. Et le deuxième, tant qu’à faire.

 

Le trouble qui vous guette si vous le regardez quand même

 

La gérascophobie, très certainement. Ou une peur irraisonnée, anticipée et irrationnelle de vieillir. Sauf que quand on a vu Joyeuse retraite!, voilà qui devient beaucoup plus rationnel. C’est tout le problème.

La critique publiée le 20 novembre par Michaël DEGRÉ

 

3JUST A GIGOLO d’Olivier Baroux

 

 

Pourquoi il fallait le fuir

 

Parce qu’on n’en peut plus de voir Kad Mérad bousiller son capital sympathie. Et qu’avec un pote réalisateur comme Olivier Baroux, il n’a vraiment plus besoin d’ennemis. Vivement le prochain Tuche. Nan, on déconne.

 

Le trouble qui vous guette si vous le regardez quand même

 

L’alopophobie vous guette. Soit la crainte incontrôlable des personnes chauves. Et Kad a beau se planquer derrière une vilaine perruque, rien n’y fera, ça vous gagnera.

La critique publiée par Élise LENAERTS le 17 avril

 

4UNE JEUNESSE DORÉE d’Eva Ionesco

 

 

Pourquoi il fallait le fuir

 

Parce qu’on dirait une rétrospective de la carrière d’Isabelle Huppert.

 

Le trouble qui vous guette si vous le regardez quand même

 

La Ionescophobie. Bon, c’est vrai, on vient de l’inventer. Mais que la réalisatrice nous impose cette purge pseudo-échangiste est une chose. Qu’elle nous oblige, en outre, à admirer la bouille d’ange trop bien coiffée de son rejeton, Lukas, en est une autre, proprement insupportable tant il joue atrocement mal.

La critique publiée le 16 janvier par Élise LENAERTS

 

5MON BÉBÉ de Lisa Azuelos

 

 

Pourquoi il fallait le fuir

 

Parce qu’on ressent davantage d’émotions à écouter la bande originale du film qu’à regarder ses protagonistes s’ébattre dans ce mélo familial autour de ces parents «abandonnés» par leurs enfants ingrats. Et que pour ça, on a déjà Spotify.

 

Le trouble qui vous guette si vous le regardez quand même

 

La Tokophobie. Ou la peur d’accoucher. D’un enfant autant que d’un film.

La critique publiée le 12 mars par Astrid JANSEN

 

6IBIZA d’Arnaud Lemort

 

 

Pourquoi il fallait le fuir

 

Parce que ça aurait pu s’appeler Les visiteurs à Ibiza. Ou Les Bronzés chez David Guetta. Bref, parce que voilà une énième comédie nantie du désormais célèbre «label Christian Clavier».

 

Le trouble qui vous guette si vous le regardez quand même

 

La blemmophobie. Oui, la peur du regard des autres. Imaginez, si ça se savait… Ou pire: si vous aimiez… Jamais vous ne vous en remettriez, c’est évident.

 

7ANNA de Luc Besson

 

 

Pourquoi il fallait le fuir

 

Parce que Luc Besson a arrêté le cinéma en 2006. Depuis, ce doit être son jumeau caché qui réalise, ce n’est pas possible autrement.

 

Le trouble qui vous guette si vous le regardez quand même

 

La caligynephobie. C’est-à-dire la peur des jolies femmes. Des fois qu’elles vous mettraient une bastos dans la tête sitôt le premier sourire échangé. Il est très féministe, finalement, Luc Besson.

La critique publiée le 10 juillet par Élise LENAERTS

 

8LAST CHRISTMAS de Paul Feig

 

 

Pourquoi il fallait le fuir

 

Parce qu’on aurait aimé ne garder d’Emilia Clarke que le souvenir ému de Daenerys du Typhon. La vie est nulle.

 

Le trouble qui vous guette si vous le regardez quand même

 

La glossophobie. Rien à voir avec les poules, c’est simplement la peur des accents régionaux. Par exemple, l’accent yougoslave, avec voix haut perchée et «R» roulés, d’Emma Thompson dans ce four de Noël.

La critique publiée le 27 novembre par Elli MASTOROU

 

9LES FILLES DU SOLEIL d’Eva Husson

 

 

Pourquoi il fallait le fuir

 

Parce que la cause des combattantes kurdes mérite infiniment mieux que ce drame inutilement affecté. Golshifteh Farahani aussi.

 

Le trouble qui vous guette si vous le regardez quand même

 

La thanatophobie, bien sûr. Ou la peur de la mort. Car derrière le ridicule de la mise en scène se cache une réalité crue et indécente, qui continue de charrier chaque jour son lot de victimes.

La critique publiée par Astrid JANSEN le 2 janvier

 

10DOCTOR SLEEP de Mike Flanagan

 

 

Pourquoi il fallait le fuir

 

Parce que c’était si bien, Shining

 

Le trouble qui vous guette si vous le regardez quand même

 

La phasmophobie, soit la peur des fantômes. Celui de Jack Torrence, par exemple, qui réapparaît ici furtivement sous la forme d’un spectre incarné par un faux Jack Nicholson. Risible à souhait.

La critique publiée le 29 octobre par Michaël DEGRÉ

 

 

BONUS DVD

 

Le bof 10 d’Élise LENAERTS

Les films qu’il ne fallait pas voir en 2019
«Une jeunesse dorée», d’Eva Ionesco. -
1. Une jeunesse dorée

2. After

3. All Inclusive

4. Anna

5. Mon bébé

6. Mes autres vies de chien

7. Les petits flocons

8. Ibiza

9. Chamboultout

10. Just a gigolo

Le bof 10 de Constant CARBONNELLE

Les films qu’il ne fallait pas voir en 2019
«All Inclusive», de Fabien Onteniente. -
1. All Inclusive

2. Qu’est-ce qu’on a encore fait au Bon Dieu?

3. Une jeunesse dorée

4. L’exorcisme d’Hannah Grace

5. Joyeuse retraite!

6. Mon bébé

7. Fête de famille

8. Just a gigolo

9. Anna

10. Midway

Le bof 10 de Michaël DEGRÉ

Les films qu’il ne fallait pas voir en 2019
«Doctor Sleep», de Mike Flanagan. -
1. Doctor Sleep

2. Joyeuse retraite!

3. C’est quoi cette mamie?!

4. Men in Black: International

5. Captain Marvel

6. Le jeune Ahmed

7. Cold Pursuit (Sang Froid)

8. Venise n’est pas en Italie

9. Midsommar

10. Glass

Le bof 10 d’Astrid JANSEN

Les films qu’il ne fallait pas voir en 2019
«Last Christmas», de Paul Feig. -
1. Last Christmas

2. The Professor (Richard Says Goodbye)

3. Ibiza

4. Just a gigolo

5. Joyeuse retraite!

6. All Inclusive

7. Poms

8. Les filles du soleil

9. Colette

10. Little Joe