HUY

Des fils barbelés tirés dans les bois

Des fils barbelés ont été tirés dans les bois de la Sarte. Dangereux pour les promeneurs et vélos. Des faits récurrents.

Les photos ont circulé de manière virale sur les réseaux sociaux ce dimanche. On y voit un fil barbelé tiré entre des arbres, dans les bois près de la rue du Puits à Ben-Hain (Huy), sur les hauteurs de la Sarte. Les deux jeunes hutois qui ont découvert l’installation dangereuse (qui pourrait blesser promeneurs, VTTistes, motards…) ont lancé un large avertissement et crié leur ras-le-bol. Car ce n’est pas la première fois qu’ils constatent ces faits. «On a l’habitude d’aller détacher des fils barbelés, à cet endroit mais aussi près de la rue Saint-Roch, explique Maxence Hancart, 15 ans, qui a l’habitude de rouler dans ces bois. Ça devient problématique. On est déjà intervenu à sept ou huit endroits différents. On se déplace et on les enlève.»

Cette fois, ce dimanche, c’est la sœur d’un ami qui les a prévenus. «Nous avons été directement sur place pour les enlever avec une tenaille. Ces fils ont été placés à 1,5 mètre de hauteur, probablement pour barrer le passage, alors que c’est un chemin communal, autorisé aux promeneurs et vélos… C’est totalement inconscient car cela pourrait avoir des conséquences graves. L’année dernière, mon ami s’est pris un fil barbelé à la gorge alors qu’il circulait à moto sur un sentier autorisé. Sans son casque, il y passait! Ces faits se répètent trop souvent. Ça doit être l’œuvre d’une personne malintentionnée.»

Et il n’y a pas que des fils barbelés qui sont posés. Maxence et son ami ont aussi découvert dans la région des planches à clous, camouflées sous les feuilles. «Une personne s’est déjà empalé les pieds dessus.» Parfois, c’est du fil fin presque invisible qui barre la route. «C’est encore plus sournois. Et c’est toujours très solidement attaché.»

Les deux jeunes ont déjà été déposés plainte auprès de la police pour tenter de trouver le ou les auteurs. «Mais cela n’a jamais rien donné.» Alors ils ont décidé de se promener régulièrement dans les bois et de veiller au grain, en retirant chaque «piège» qu’il débusque. «On espère vraiment que cela va cesser. Avant qu’il n’arrive un malheur.»