Oli Pierron cesse la course… au podium

Oli Pierron cesse la course… au podium

Olivier Pierron sera désormais (un peu) plus en retrait. Il accompagne son fils. imagesports.be

Olivier Pierron ralenti la cadence. Il stoppe la course au podium pour se concentrer sur l’encadrement de son fils.

Olivier Pierron a la course dans les gênes. Olnois jusqu’à l’adolescence, il suit les traces de son père sur les sentiers olnois… «Et ça m’a bien plu, c’est un sport facile à mettre en œuvre. J’ai fait un peu d’athlétisme mais il n’était pas facile de m’y conduire.»

Son premier dossard, Olivier l’épingle à Olne, évidemment, sur le 4e jogging d’hiver. Mais c’est à Herstal, où il enseigne, qu’il signe sa première victoire, sur un jogging de la Province. «À l’époque, je ne notais pas encore mes courses. Je pense avoir gagné, auparavant, quelques cross interscolaires. C’est en 1997 que j’ai entamé mes carnets, avec les résultats. C’était pour comparer avec les années suivantes, mais je notais aussi les six devant moi, les six derrière… Le but, c’était de voir mon évolution par rapport à mes adversaires.»

Le coureur espérait bien glaner 200 victoires. Mais il lui sera difficile d’atteindre ce chiffre. «Je suis à, je pense, 390 courses pour 189 victoires (mais il y avait des courses peu relevées). Les 200? On ne sait jamais, sur un malentendu», poursuit-il, modestement.

Verviers, le Graal

Son meilleur souvenir, c’est Verviers en 2013. Le Grand Jogging, une épreuve qui fait référence dans le milieu. «Je le faisais depuis plusieurs années. Il y a une ambiance terrible, c’est un public qui m’a beaucoup donné. La course la plus populaire à laquelle je participe. En revanche, la seule classique que je n’ai pas pu remporter, ce sont les Crêtes de Spa. J’ai fait quelques podiums, dont une seconde place derrière Fred Collignon (NDLR: en 2010, il échoue à 87 secondes). Si j’avais pu les gagner…»

Ses lieux de prédilections sont évidemment regroupés chez nous: Olne, Verviers, Spa… «J’adore, par exemple, Spa – Olne. C’est une distance idéale, on peut la gérer mais c’est rapide. Comme Olne-Spa-Olne au début, d’ailleurs. Car l’épreuve s’est endurcie au fil des ans. Ce n’est plus la même course.»

Il a couru 600 jours d’affilée

À 45 ans, il s’estime encore en forme, même «s’il faut de plus en plus de temps pour récupérer». Olivier n’a connu qu’une blessure, une déchirure il y a près de deux ans. « À l’époque, je courais tous les jours. J’allais arriver à 600 jours. J’avais fait le tour, il me fallait trouver des choses bizarres et incohérentes pour être motivé. Or, le repos est essentiel. Désormais, je sors quatre ou cinq fois par semaine. J’essaye de me maintenir mais je ne prends plus du plaisir à me faire mal.»

Son plaisir, il le trouve dans l’accompagnement de son fils. «Je le vois progresser, je le soutiens. Je le suis sur la cross cup, c’est plus excitant de le regarder courir que si c’était moi. Et j’ai une fille qui fait de l’escalade. J’y vais car je fais de l’alpinisme. Je suis heureux de cette reconversion. Ça m’aide à tourner la page tout en restant dans la course à pied pour le cardio et, un jour, faire du ski de rando.» Olivier Pierron n’a pas définitivement raccroché… et la relève est assurée.